La légende dorée de Jacques de Voragine

Un copiste, d'après une représentation du IXe siècle.
Un copiste, d’après une représentation du IXe siècle.

Parce qu’il s’agit d’une "légende", on a trop souvent tendance à croire que l’œuvre de Jacques de Voragine est à prendre avec précaution, pour ne pas dire à mettre en doute. En réalité, le terme de "légende" n’a strictement rien à voir avec le sens qu’on lui connaît maintenant : au Moyen Âge, il désignait les recueils de textes courts destinés au peuple des fidèles chrétiens et qui relataient des vies de saints. La "Legenda sanctorum alias Lombardica hystoria" ou "Legenda aurea" -Légende dorée- fut composée vers 1261-1266 par un dominicain, Jacques dit de Voragine dont on sait qu’il finira archevêque de Gênes, cité dans laquelle il décédera en 1298. Elle s’inscrit dans la volonté des ordres nouveaux de l’époque, l’ordre dominicain et l’ordre franciscain, de mettre la vie des saints, modèles pour le chrétien, à la portée de tous. C’est ce que tentaient de faire les légendiers et ce que fera la Légende dorée. L’originalité de ce dernier texte, son point fort en quelque sorte, est le souci didactique de l’auteur.