La Renaissance et les femmes : le retour aux antiques

C’est en Italie, sous l’influence de Pétrarque et de Boccace, qui traduit Homère en latin, que naît le mouvement humaniste. Rapidement, une douzaine d’auteurs vont leur emboîter le pas et déclencher cet « engouement pour Platon », au point qu’en 1445 une académie est fondée à seule fin d’étudier ce philosophe. Et cette mode, cette redécouverte, dont tous les penseurs de la Renaissance vont se nourrir, va faire porter un regard nouveau sur la femme, ce qui est assez logique quand on sait la place des femmes dans la société antique. Aristote ne doutait-il pas qu’elles aient une âme ? Platon ne voyait-il pas en elle un être trop vil « pour être une partenaire de l’Amour », c’est-à-dire du sentiment, non de l’acte sexuel ? Mettre en valeur l’homme n’est certes pas une mauvaise chose, mais le mettre au-dessus de tout, comme le fait la pensée humaniste, conduit tout simplement à rabaisser la femme.

La Renaissance et les femmes : le retour aux antiques

C’est en Italie, sous l’influence de Pétrarque et de Boccace, qui traduit Homère en latin, que naît le mouvement humaniste. Rapidement, une douzaine d’auteurs vont leur emboîter le pas et déclencher cet « engouement pour Platon », au point qu’en 1445 une académie est fondée à seule fin d’étudier ce philosophe. Et cette mode, cette redécouverte, dont tous les penseurs de la Renaissance vont se nourrir, va faire porter un regard nouveau sur la femme, ce qui est assez logique quand on sait la place des femmes dans la société antique. Aristote ne doutait-il pas qu’elles aient une âme ? Platon ne voyait-il pas en elle un être trop vil « pour être une partenaire de l’Amour », c’est-à-dire du sentiment, non de l’acte sexuel ? Mettre en valeur l’homme n’est certes pas une mauvaise chose, mais le mettre au-dessus de tout, comme le fait la pensée humaniste, conduit tout simplement à rabaisser la femme.