L’adoubement, une cérémonie « barbare »

Une cérémonie d'adoubement (d'après une iconographie du XIXe siècle).
Une cérémonie d’adoubement (d’après une iconographie du XIXe siècle).

Que serait le Moyen Âge sans les chevaliers ? Que serait-il donc sans l’adoubement, cette cérémonie qui faisait d’un simple écuyer un chevalier ? Véritable image d’Epinal, elle incarne le Moyen Âge tel qu’on aime se le représenter, au point d’ailleurs qu’on la confond généralement à l’incontournable hommage vassalique. Pourtant, ces deux cérémonies n’ont aucun rapport entre elles, exceptée peut-être leur origine. Car l’hommage comme l’adoubement sont un héritage direct des royaumes barbares, des tribus germaniques.
Avant l’adoubement proprement dit, le jeune noble doit faire son éducation. Et, on s’en doute, les pères de famille devaient être particulièrement pointilleux sur la personne qui serait en charge de cette éducation qui, rappelons-le, s’étalait de la septième à la quatorzième année du jeune garçon. Le plus souvent, cette tâche devait échoir à un parent , un oncle notamment, comme le roi Marc qui accueille Tristan dans Tristan et Iseult. Et, chose étonnante, il s’agissait le plus souvent d’un oncle maternel.