Le Déluge : une catastrophe universelle

L'Arche de Noé et de ses fils (d'après une gravure médiévale).
L’Arche de Noé et de ses fils (d’après une gravure médiévale).

Quarante jours et quarante nuits durant, le ciel se déversa sur la terre ; le monde fut inondé, toute vie détruite à l’exception d’un couple de chaque spécimen animal et d’une famille humaine : celle de Noé et de ses fils. Eux seuls avaient su trouvé grâce aux yeux de Yahvé, eux seuls avaient été épargnés par la colère divine. Tel est, en substance, le récit du 6e chapitre de la Genèse, celui du Déluge biblique. Un récit qui trouve un étonnant écho dans nombre de mythologies à travers le monde.
Loin d’être une spécificité biblique, le Déluge apparaît dans des récit sumérien, mésopotamien, grec mais également dans la mythologie hindou, scandinave et même maya. Chronologiquement, le récit le plus ancien est le texte sumérien qui fait sans doute écho, lui-même, à une tradition plus ancienne encore. Ici, le Déluge ne dure que 7 jours et 7 nuits et Noé, le « conservateur de la semence de l’humanité » a pour nom Ziusudra. C’est sans doute ce texte qui a inspiré l’Epopée de Gilgamesh (2500 av. J.-C.), un récit de la mythologie mésopotamienne, trouvé dans la bibliothèque d’Assurbanipal. La Grèce, à son tour, s’en fera l’écho dans le mythe de Deucalion, retranscris par Pindare, Ovide et Aristote.