Le Japon des origines

Un samouraï japonais.
Un samouraï japonais.

Les origines du Japon sont mystérieuses. On sait cependant que l’archipel était habité au IIe millénaire avant J.-C., et peut-être même avant, au IIIe millénaire. Mais l’histoire, même en partie légendaire, du Japon ne nous est vraiment connue qu’après l’introduction dans l’archipel de la civilisation chinoise. Un événement que va voir l’éclosion de la littérature japonaise dont les deux premiers exemplaires sont deux ouvrages mythico-historiques : le Kojiki et le Nihongi, qui datent respectivement de 712 et de 720 après J.-C.. C’est ainsi que l’on apprend que l’empire japonais a été fondé en 660 avant J.-C. Par Jimmu Tenno, fils de la déesse solaire Amatérasu. Un rapport entre souveraineté et nature que la religion shinto, encore présente de nos jours, ne cessera de mettre en avant, comme elle affirmera la nécessité du culte des ancêtres, si imprégné dans la culture japonaise.
Divisé en clan, le Japon avait sans aucun doute depuis longtemps des rapports avec la Chine. Mais l’influence de la civilisation chinoise ne devait se faire réellement sentir qu’au Vie siècle, sous les règnes de Suiko et de son neveu Shotoku Taishi. C’est à cette époque que les Japonais allaient révéler leur extraordinaire faculté d’assimilation : non seulement ils adoptèrent l’écriture, les moeurs, les techniques et les formes artistiques de la Chine, mais nombre d’entre eux allaient également se convertir au bouddhisme ou l’adapter au shinto traditionnel. Finalement, les Japonais allaient se « convertir » au mode chinois jusque dans leur gouvernement, imposant, en la personne de Yamato, un Etat impérial. En 702, le code Taiho devait achever de poser les bases d’une monarchie absolue, chapeautée par une bureaucratie et une administration à la chinoise.