Le PCF : chronique d’une mort annoncée

Sigle du Parti communiste.
Sigle du Parti communiste.

L’imbroglio politique dans lequel la France est plongée depuis quelque temps ne manque pas d’en étonner plus d’un. Divisions au sein du PS, qui va bien finir par opérer une scission ; création du Modem et d’un centre droit affilié à l’UMP ; multiplication des listes –dans l’espoir de gagner quelque argent- à la veille des législatives… A croire que le monde politique français est devenu fou ! Ce n’est pourtant pas la première fois que la politique française opère de profondes mutations : René Rémond, décédé peu avant les élections présidentielles, avait fait sa réputation en explorant l’évolution de la droite –ou plutôt des droites- en France. Initialement monarchiste, regroupant Ultras, les Orléanistes –monarchie constitutionnelle- et les bonapartistes, celle-ci était devenue républicaine et libérale, repoussant la gauche vers les mouvements socialiste et communiste. Naturellement, en fonction du paysage politique lui-même, en fonction également des événements nationaux et mondiaux, les partis politiques sont amenés à évoluer. C’est de cette évolution également que sont nés les partis socialistes et communistes, scindant en deux une idéologie originellement commune. L’histoire va révéler une certaine évolution du Parti socialiste, contrairement au Parti communiste, dont les principes paraissaient immuables. Comment expliquer, alors, la lente érosion du Parti communiste et, aujourd’hui, sa quasi disparition ?