Le Tâj Mahal : un « poème de pierre »

Vue du Tâj Mahal, d'après une gravure du XIXe siècle.
Vue du Tâj Mahal, d’après une gravure du XIXe siècle.

Sous le règne de Shâh Jahân, « roi du monde », l’Empire mogol est au faîte de sa gloire. Il soumet pour de bon le Dekkan en 1635 et s’entoure de ministres compétents qui administrent le pays avec générosité.
Douze ans avant son avènement, Shâh Jahân avait épousé Mumtaz-i Mahal, une douce princesse qui ne devait guère profiter des joies de la cour : elle mourut en effet peu après son mariage, à Burhampour. Inconsolable, Shâh Jahân, désormais sur le trône, voulut donner à son épouse un témoignage d’amour dépassant en grandeur tout ce qu’on avait pu voir. En effet, il faudra dix-huit ans, de 1630 à 1648, et pas moins de vingt mille ouvriers pour édifier le Tâj Maha, véritable joyau de l’art musulman, tout en marbre blanc, incrusté de pierreries, ne laissant pénétré qu’une lumière tamisée, comme pour respecter, encore, l’intimité des deux amants. La beauté extraordinaire de ce « symbole de l’amour » a mérité toues les épithètes, de « rêve de marbre », à « poème de pierre », mais il demeure surtout une des merveilles du monde indien.