Les “brillants” Ostrogoths

Un barbare, d'après un bas-relief antique.
Un barbare, d’après un bas-relief antique.

Lorsque, au IVe siècle de notre ère, les Barbares fondent sur l’Occident, deux grandes factions se détachent du peuple germanique des Goths : les Wisigoths et les Ostrogoths. Deux noms qui signifient -étymologiquement- "Goths sages" pour les premiers et "Goths brillants" pour les seconds. Deux noms qui, historiquement, désignent les Goths de l’Ouest -qui traverseront la Gaule et atteindront l’Espagne- et les Goths de l’Est, les Ostrogoths étant les fondateurs, vers 350, d’un vaste empire s’étendant à l’est du Dniepr et au nord de la mer d’Azov. Un empire qui ne durera guère que vingt-cinq ans, jusqu’à ce qu’il soit soumis par les Huns. Désormais liés aux guerriers d’Attila, les Ostrogoths allaient faire office d’auxiliaires aux Huns aux Champs Catalauniques et ils ne retrouveront la liberté qu’après l’effondrement qui suivi la mort d’Attila, en 453.

Libérés d’Attila, les Ostrogoths, qui s’étaient prudemment placés sous suzeraineté romaine, devaient trouver refuge en Pannonie, d’où ils devaient d’ailleurs lancer de nombreux raids dans les provinces byzantines. De fait, la "protection" romaine allait finir par coûter cher à l’empereur byzantin, Zénon, s’il n’avait pas eu l’idée de "titiller" l’ambition et l’irrésistible désir de conquête du chef des Ostrogoths, Théodoric.