Les jeux du cirque… à la cour de France

Statue illustrant le combat de Pépin le Bref.
Statue illustrant le combat de Pépin le Bref.

Grégoire de Tours note que, sous le règne de Chilpéric, qui ressuscitait les anciens jeux du cirque, la Gaule était devenue pauvre de bons athlètes et de chevaux de course. Quoi qu’il en soit, les combats d’animaux se perpétuèrent, à la cour du moins, pour le plaisir des rois.
Un jour, le roi Pépin s’étant arrêté, avec les principaux officiers de son armée à l’abbaye de Ferrières, on lui donna le spectacle du combat d’un lion et d’un taureau. Ce taureau était d’une grandeur gigantesque et d’une force extraordinaire ; mais le lion se jeta sur lui et le renversa. Pépin, qu’on avait surnommé le Bref, se tourna vers ses officiers, qui se raillaient souvent de sa petite taille.
-Faîtes lâcher prise au lion, leur dit-il, ou tuez-le sur le taureau.
Personne n’osa tenter une entreprise aussi périlleuse et quelques-uns dirent tout haut qu’il faudrait être fou pour se mesurer avec un lion. Pépin s’élance dans l’arène, l’épée à la main, et tranche en deux coups la tête du lion et celle du taureau.
-Que vous en semble ? dit-il à ses officiers, stupéfiés. Ne suis-je pas capable d’être votre maître ? La taille ne sert de rien au courage. Souvenez-vous de ce que le petit David fit au géant Goliath !