Les Mayas : vie et mort d’une civilisation

Le temple des Nonnes à Palenque (gravure du XIXe siècle).
Le temple des Nonnes à Palenque (gravure du XIXe siècle).

Parmi les civilisations précolombiennes, c’est-à-dire qui ont prospéré avant l’arrivée de Christophe Colomb aux Amériques, la civilisation maya est une des plus importantes. Importante du fait de l’étendue de son territoire qui couvrait le Guatemala actuel, le Honduras et une large partie du Mexique -Yucatan, Quintana Roo et Campèche ; mais aussi et surtout importante par les vestiges qu’elle a laissé.
Remontant au début de l’ère chrétienne, le berceau de cette civilisation se situe dans le Yucatan. Deux empires mayas vont se succéder : l’Ancien empire, qui s’étend de 300 à 900 environ, et le Nouvel empire qui connaîtra la fin de cette civilisation. Essentiellement tourné vers l’agriculture, plus précisément la culture du maïs, l’Ancien empire maya était un Etat sans véritable ville, la population se regroupant en petites communautés. Des sanctuaires existaient cependant, habités par les prêtres. C’est là que la population se retrouvaient, à des jours fixés grâce à un remarquable calendrier solaire, que ce soient pour des cérémonies religieuses ou pour des audiences de justice. Ces temples, des pyramides à degrés, comptent parmi les vestiges les plus remarquables de la civilisation maya comme la pyramide de Palenque, le temple d’Uxmal ou celui de Copan. Ils seront peu à peu abandonnés à la suite d’une révolte de la population contre le pouvoir sacerdotal. C’est alors que commence le Nouvel empire, qui sera largement dominé par les influences venues du Mexique central et de la civilisation toltèque de Tula plus précisément. Une capitale sera alors érigée : Chichen Itza.