Les Ramessides et la restauration de l’ordre royal

Statue représentant Ramsès II.
Statue représentant Ramsès II.

Comme Toutankhamon, Horembeb, son successeur, était mort sans héritier. Une situation qui risquait de plonger l’Egypte dans l’anarchie et qu’il tenta d’éviter en associant au trône la figure montante de ses dernières années de règne : Ramessou. Devenu pharaon sous le nom de Ramsès Ier, le premier pharaon de la dynastie des Ramessides n’était jamais qu’un ancien officier, issu d’une longue lignée de militaires originaires du Delta oriental, qui avait exercer les fonctions de vizir avant d’accéder à la fonction suprême. Son nom, Ramessou, devenu Ramsès, signifiait « Rê l’a mis au monde », une façon directe et sans équivoque de mettre un terme définitif à la parenthèse atonienne en se plaçant sous le patronage direct de Rê et d’Atoum, une divinité qui rappelait que désormais le sort de l’Egypte ne se jouait plus à Thèbes mais à Memphis. Le règne du premier des ramessides ne durera guère que deux ans mais il sera déterminant notamment parce que Ramsès Ier, dans un souci d’éviter tout problèmes de succession, associe, sans doute dès la première année de son règne, son fils Sethi Ier au trône. Tous les Ramessides feront de même et tous se placeront en successeurs légitimes des premiers pharaons, Ramsès II, fils de Séthi Ier, se faisant notamment représenter en adoration devant les cartouches de tous les pharaons depuis Ménès jusqu’à Séthi Ier. Seuls les souverains d’Amarna et la reine Hatchepsout auront été gommés de cette lignée.