Les sorcières de Marmande

Une sorcière sur son balai (détail d'une gravure du XVIe siècle).
Une sorcière sur son balai (détail d’une gravure du XVIe siècle).

En 1453, à Marmande (Lot-et-Garonne), si l’on était une femme, il n’était pas bon de se voir accusée de sorcellerie.  Les habitants ne faisaient pas dans la dentelle… on exécutait et torturait sans même entreprendre un procès. Voici l’histoire de plusieurs femmes à qui cela est arrivé, à cause du laxisme de deux des consuls de la ville.
La ville de Marmande se situe entre Bordeaux et Toulouse, non loin d’Agen.
Deux consuls de cette ville, par leur faiblesse et leur couardise, ont laissé s’accomplir sous leurs yeux, en 1453, des actes de férocité populaire, trop connus alors. Il s’agit de : Jehan de Sompère et Jehan de Guinhon, marchands, et deux des huit consuls de la cité.
En 1453, une épidémie exerçait ses ravages à Marmande. Le peuple, incapable d’attribuer à des causes naturelles le fléau qui le frappait, devait, comme toujours, en chercher de surnaturelles. Dans ces sortes de cas, la meilleure ou la seule explication possible, était que le mal était dû à quelque art diabolique. Quand les idées de sorcellerie étaient dans les têtes, on se doute des agissements qui pouvaient s’ensuivre à la moindre occasion.