L’Espagne wisigothe, une histoire oubliée

Une couronne et une croix des souverains wisigoths, exemples de l'orfèvrerie de l'époque. Comme dans la coutume byzantine, elles étaient suspendues au-dessus des autels.
Une couronne et une croix des souverains wisigoths, exemples de l’orfèvrerie de l’époque. Comme dans la coutume byzantine, elles étaient suspendues au-dessus des autels.

Brunehaut, nous dit Grégoire de Tours, était aussi belle que cultivée. Recceswinthe a promulgué un code, le Forum Judicum, qui devait permettre l’union des Espagnols indigènes avec les Barbares mais aussi fixer le montant des fortunes nobiliaires et établir des impôts par « tranches ». Léovigild et son fils, Récarède Ier, vont achever d’unifier le Royaume wisigoth et faire de Tolède la capitale d’un Etat où se mélange subtilement les différentes religions et les cultures. Les Grecs, les juifs forment d’importantes communautés. Les intellectuels, chassés d’Afrique du Nord, trouveront refuge en péninsule hispanique. Le commerce, l’architecture, l’orfèvrerie explosent sous la domination wisigothe et font école. La médecine, le droit, la théologie se développent et les écoles s’engagent à transmettre les nouveaux savoir autant que les « bases » classiques. Les conciles se multiplient sous les règnes de ces rois et les établissements accueillant malades ou même lépreux sont soutenus. Des cités sont construites, les forteresses améliorées, au point d’ailleurs que Charlemagne et les Maures après lui s’y casseront les dents…