Michel de Nostre-Dame, dit Nostradamus

Nostradamus (1503-1566).

Visionnaire ou charlatan ? Cela fait pas moins de cinq siècles que la question se pose ; cinq siècles que ses écrits –ou leur interprétation- s’arrachent avec toujours le même interrogation : de quoi demain sera-t-il fait ?

C’est en Provence, d’où il est originaire, que Michel de Notre-Dame, fils d’une famille de juifs convertis, fait ses premières armes… dans le domaine de la médecine ! Il se distingue même dans cette activité, acquerrant une grande renommée lors des épidémies de peste qui ravagent le Midi. L’astrologie, les prophéties n’apparaissent nulle part dans sa carrière et ce n’est qu’en 1555 qu’il se lance dans la rédaction de ses fameuses prédictions. Publié sous le titre de Centuries astrologiques, le premier volume –le second paraît en 1558- va connaître, dès sa parution, un succès étonnant. On se l’arrache chez les bourgeois comme à la cour de France où Catherine de Médicis fait même mander le nouveau prophète. Charge à lui d’établir les horoscopes des fils de la reine, les futurs François II, Charles IX et Henri III. Certes, Michel de Notre-Dame, ou plus simplement Nostradamus, s’acquittera de cette tâche, mais lorsque la reine, devenue régente, le fait revenir à la cour en 1564, c’est bien en tant que médecin ordinaire de Charles IX. Plus question de prophétie, comme si les Centuries n’avaient été qu’une parenthèse, un intermède sans conséquence.