Nour el-Din : l’artisan de la défaite des chrétiens

Habitants arabes de Damas (gravure du XIXe siècle).
Habitants arabes de Damas (gravure du XIXe siècle).

Bien connu des passionnés de l’histoire des croisades Nour el-Din, de son vrai nom Nour el-Din Mahmoud el Malik el-Adil, était le fils et le successeur de Zenghi, atabeg d’Alep, qui s’était rendu indépendant des sultans seldjoukides dans le gouvernement de la Syrie septentrionale, faisant d’Alep sa capitale (1146). Toute sa vie ne sera qu’une lutte sans fin contre les croisés, notamment ceux de la IIe croisade. Lorsque les croisés mirent le siège devant Damas, il vola au secours de la cité et força les chrétiens à lever le siège. Il enleva ensuite au Francs le comté d’Edesse, dont le frère de Godefroi de Bouillon était devenu, après la Iere croisade, le suzerain. En 1149, Nour el-Din s’attaque au puissant prince d’Antioche, Bohémond III, arrière-petit-fils de Bohémond de Tarente, un Normand de Sicile qui avait enlevé la ville par ruse en 1098 : l’Alepois enlève Apamée. Fort de ces succès, il annexe littéralement Damas, dont il fait sa capitale, redonnant ainsi son unité à la Syrie musulmane. C’est vers l’Egypte -musulmane- que se porteront ensuite ses efforts et, au terme de trois expéditions (entre 1163 et 1169), il saura imposer aux Fatimides un vizir de son choix : un certain Saladin.