Ptolémée Ier, le « sauveur » de l’Egypte

Buste de Ptolémée Ier Sôter (v.367-283 av.J.-C.).
Buste de Ptolémée Ier Sôter (v.367-283 av.J.-C.).

Alexandre le Grand sera passée dans l’histoire à la vitesse d’un météore. En douze ans de règne à peine, il aura conquis l’Asie Mineure, la Phénicie, l’Egypte, Babylone, l’Iran et aura conduit ses armées jusqu’aux rives de l’Indus. Au fur et à mesure de ses conquêtes, il tentera d’assurer son pouvoir par un subtil mélange de nouveaux gouverneurs –grecque d’origine- et de conservation des traditions. Et c’est exactement ce que fera le plus célèbre de ses généraux, Ptolémée qui hérite de la satrapie –le gouvernement- de l’Egypte.
Fils bâtard de Philippe II de Macédoine selon certains auteurs antiques, Ptolémée n’aura pas le même désir de conquête qu’Alexandre, ni sa fascination de l’Asie. Pour lui, l’Egypte est un trésor, un royaume qu’il mettra toute son énergie à redresser, au point de faire de sa capitale, Alexandrie, le fleuron de la Méditerranée et de la civilisation grecque. Pourtant, si la « patte » grecque est incontestable, Ptolémée Ier, qui ne prend le titre de roi qu’en 306 avant J.-C., va engager un véritable travail d’intégration en Egypte. Prenant exemple sur Alexandre qui s’était désigné comme un fils d’Amon, il va se faire reconnaître, et ses descendants avec lui, comme l’authentique successeur des pharaons.