Saint-Just, l’archange de la Terreur

Louis-Antoine de Saint-Just (1767-1794), gravure du XIXe siècle.
Louis-Antoine de Saint-Just (1767-1794), gravure du XIXe siècle.

Ce qui constitue une République, c’est la destruction totale de ce qui lui est opposé, proclame Louis Antoine de Saint-Just (1767-1794) en ce 26 février 1794.
Saint-Just présente alors le rapport sur la « loi de ventôse » qui confisque les biens des suspects. La Terreur est déjà fort bien installée et cette loi, promulguée par « l’archange de la Terreur », ne fait que la renforcer.
Fils d’un capitaine de cavalerie, issu d’une famille de robins –gens de robe-, Louis-Antoine de Saint-Just, après des études chez les Oratoriens de Soissons, devient clerc de procureur puis reprend ses études à Reims. De fait, Saint-Just ne sait que faire de sa personne. Ses parents non plus d’ailleurs, qui le feront enfermer quelques mois pour avoir dérobé des objets appartenant à sa mère…
En 1789, il vient de publier une épopée soi-disant satirique mais, aux dires des spécialistes, certainement obscène –et laborieusement encore-, lorsque éclate la Révolution. Il a alors à peine 22 ans et s’est à corps perdu qu’il va s’y jeter.
Et dès ce moment, Louis-Antoine de Saint-Just va afficher très clairement son idéal : une République égalitaire formée par un peuple d’agriculteurs.