« Si je t’oublie Jérusalem… »

Chevalier partant à la croisade.
Chevalier partant à la croisade.

Cela fait plus de neuf cents ans, le 15 juillet 1999 que la Cité Sainte a été reconquise par les Croisés et qu’a été fondé le royaume franc de Jérusalem. Tout le monde connaît la figure emblématique de Godefroi de Bouillon mais on oublie trop facilement la ruse d’un Bohémont de Tarente, le courage d’un Tancrède de Hauteville et, surtout, la ténacité de milliers de pèlerins, hommes, femmes et enfants, qui, après trois ans de marche, ont enfin conquis Jérusalem et pu « vénérer le sépulcre du Seigneur et visiter les Saints Lieux… »
Pèlerinage, armé certes, mais pèlerinage tout de même, la première croisade retrouve, à travers les pages des chroniqueurs, les accents d’une véritable épopée.
Le 18 novembre 1095, sous les murs de Clermont où se tient le concile, un même cri jaillit de toutes les poitrines : « Dieu le veut ! Dieu le veut ! »
Le pape Urbain II sait déjà que son appel a été entendu :
-Que la croix brille sur vos armes et vos étendards, conclut-il. Portez-la sur vos épaules ou sur votre poitrine ; elle deviendra, pour vous, l’emblème de la victoire ou la palme du martyre ; elle vous rappellera sans cesse que Jésus-Christ est mort pour vous et que vous devez mourir pour lui !