Stanislas, le roi qui ne l’était pas

Stanislas II Poniatowski (1732-1798).
Stanislas II Poniatowski (1732-1798).

Depuis des années, la Pologne était l’objet de toutes les convoitises et, surtout, de toutes les prédations. On s’en emparait ; on se le partageait sans vergogne aucune. Stanislas Poniatowski, tout en étant le dernier des rois de Pologne, illustre à lui tout seul le destin polonais.
C’est au cours d’un voyage en Russie que, Stanislas Poniatowski, aristocrate bien né, va faire la connaissance de la future tsarine Catherine II. Nous sommes alors en 1755 et, au cours de ce séjour, Poniatowski devient l’amant de la princesse. C’est ce qui aller faire sa fortune et décider du sort de la Pologne pour les années à venir. Deux ans après cette première rencontre, Poniatowski est nommé ambassadeur de Pologne en Russie et, en 1764, après que Catherine II soit devenue tsarine, il est « élu » au trône de Pologne. Elu entre guillemets car il est bien évident que la main de Catherine II est toute entière dans cette élection. D’ailleurs, Poniatowski, devenu Stanislas II, acquit peut-être un trône mais certainement pas la liberté et l’indépendance. Une indépendance que la Russie, malgré tout l’amour que la tsarine avait pour son amant, ne lui accordera jamais.