Une couronne pour la Bourgogne

Philippe le Bon et Charles le Téméraire (dessin ancien).
Philippe le Bon et Charles le Téméraire (dessin ancien).

Lorsqu’on ne naît pas avec une couronne sur la tête, il ne reste plus qu’à gagner son royaume à la force de l’épée… ou la pointe du stylet. C’est ce que feront, six générations durant, les ducs de Bourgogne de la maison de Valois et leurs descendants.
Passés maîtres dans l’art de négocier un contrat, ils axeront leur politique expansionniste sur le jeu des mariages et des alliances. Une initiative heureusement commencée par l’union de Philippe le Hardi, fils de Jean II le Bon, devenu duc de Bourgogne par la grâce de la mort de Philippe de Rouvre. Mariée à Marguerite de Flandre, il agrandira ainsi son domaine de la Flandre toute entière. Au final, et après seulement quatre générations, les ducs de Bourgogne et de Flandre seront à la tête de ces deux duchés, auxquels s’ajoutaient l’Artois, la Frise, la Zélande, la Hollande, le duché de Gueldre, les comtés de Rethel et de Bourgogne. Bref, tout le nord-nord est de la France. Mieux lotis que leurs cousins rois de France, un pied dans le royaume et l’autre dans l’Empire germanique, il ne manquera guère aux ducs de Bourgogne qu’une couronne. Une couronne que Charles le Téméraire, le dernier d’entre eux, échouera à acquérir.