Witt ou le prix de la liberté

Jan de Witt (1625-1672).
Jan de Witt (1625-1672).

Certes, le nom de Jan de Witt n’est inconnu de personne mais, face aux grands hommes qu’il eut à affronter, il paraît bien petit. Pourtant, Jan de Witt mérite que l’on s’intéresse à lui.
Fils d’un patricien qui avait été à plusieurs reprises bourgmestre de Dordrecht, Jan de Witt fut, dès 1620, pensionnaire de sa ville natale puis grand pensionnaire de Hollande en 1653. Une charge qu’il devait conserver presque jusqu’à sa mort en 1672.
L’idée de Jan de Witt était clairement de préserver la Hollande. Pour ce faire, la paix importait plus que tout. De Witt s’y attela donc. En 1654, il se hâte de mettre fin au conflit avec l’Angleterre et obtient de Cromwell une paix de compromis. Pour préserver la Hollande de toute guerre européenne, il fait prononcer, contre la maison d’Orange, l’Acte d’exclusion (1667), mais les rivalités économiques avec l’Angleterre allaient rapidement prendre le pas sur les bonnes intentions et entraîner une nouvelle guerre (1665-1666). Au traité de Breda (1667) et malgré l’énergie qu’il avait déployée, il dut consentir à la perte de la Nouvelle-Amsterdam, aujourd’hui New-York. Inquiet de la politique belliqueuse de Louis XIV, il forma avec l’Angleterre et la Suède la Triple-Alliance qui devait conduire au traité d’Aix-la-Chapelle (1668).