Niels Bohr et la théorie de la « goutte d’eau »

Septembre 1943. Un petit bateau de pêcheurs quitte les côtes danoises pour la Suède. À son bord, le célèbre physicien Niels Bohr, prix nobel de physique en 1922, fuit son pays occupé par les troupes nazies.
Physicien danois, Niels Bohr, né le 7 octobre 1885, révolutionne, en 1913, tout le monde de la physique avec sa théorie dite de « l’atome de Bohr ». Selon ce savant, l’atome est constitué d’un noyau et d’électrons qui gravitent autour, comme le soleil et ses satellites. À chaque orbite correspond un niveau d’énergie qui va en décroissant. Rendu célèbre par sa théorie, Bohr fonde, en 1920, l’Institut de physique théorique.
En 1943, il émigre aux États-Unis où il participe à l’élaboration de la bombe atomique. C’est Bohr qui, dès 1939, explique le phénomène de la fission de l’uranium 235, par la théorie de la « goutte d’eau ».
De retour au Danemark en 1945, il s’engage vigoureusement dans la lutte contre l’armement nucléaire et meurt à Copenhague, sa ville natale, en 1962.
 

Guynemer fait face

Avion datant des années 1910.
Avion datant des années 1910.

Faire face : telle était la magnifique devise, reprise ensuite par l’école de l’air, de Georges Marie Guynemer, héros de l’aviation.
L’aviation à moteur, pratiquement née avec le vol des frères Wright en 1903, en est encore à ses balbutiements lorsque la Première Guerre mondiale éclate. Au début du conflit, les avions sont utilisés pour la reconnaissance mais, très rapidement, les pilotes eux-mêmes prennent l’initiative de s’armer de fusils légers et créent ainsi, sans le savoir, l’armée de l’air. Dès lors, les appareils ne cessent de s’améliorer et on voit naître une nouvelle génération de héros, audacieux et chevaleresques, les « as », parmi lesquels Boelcke, Richthofen, McCudden, Mannock, Bishop et… Guynemer !
Breveté pilote en 1915, Guynemer sera un des plus audacieux : en effet, il faisait feu sur son adversaire jusqu’à la limite de la collision. Cette méthode lui vaudra cinquante-quatre victoires homologuées, un grade de capitaine et la distinction d’officier de la Légion d’honneur. Mais, comme la plupart de ses camarades, Guynemer ne survivra pas à la guerre : le 11 septembre 1917, il est abattu au-dessus de la Flandre.

Edison illumine New-York

Au moment précis où la manette fut abaissée sur un signal de cet illustre inventeur, écrivait un journaliste, le 7 septembre 1882, les mille quatre cents lampes électriques installées dans tous les bâtiments du quartier s’illuminèrent soudainement d’une chaude clarté !
« L’illustre inventeur » n’est autre que Thomas Alva Edison, autodidacte et surdoué. Sorti de l’école à treize ans, il commence ses expériences tout en étant vendeur de journaux dans le train. Au cours d’une de ses expérimentations, il met le feu à un des wagons et se fait renvoyer. Mais, nullement découragé par cette mésaventure, il poursuit ses recherches et invente ainsi le télégraphe, le phonographe et la lampe électrique à incandescence.

Ferdinand de Lesseps : un héritage impérissable

Ferdinand de Lesseps (1805-1894).
Ferdinand de Lesseps (1805-1894).

À l’inauguration du canal de Suez, en 1869, Ferdinand de Lesseps acquiert une très grande popularité. Enivré par ce succès, il décide, en 1876, de percer l’isthme de Panama. L’idée, en fait, est très ancienne : dès 1529, on a pensé à cette entreprise, compte tenu de la minceur de cet isthme, mais elle ne commence à prendre corps qu’à la fin du XIXe siècle. En 1872, les États-Unis envisagent la percée par l’isthme de Tehuantepec au Mexique et, quatre ans plus tard, se constitue en France un « Comité pour le percement d’un canal interocéanique », dont la présidence échoit tout naturellement à Ferdinand de Lesseps.

La médecine de Laennec

Né le 3 octobre 1781 à Quimper, René Laennec invente, en 1819, le premier stéthoscope et publie le premier traité d’auscultation.
Il applique sa méthode à la maladie qui le ronge et qui l’emporte  en 1826 : la tuberculose. Connue depuis la plus haute Antiquité sous le nom de phtisie et au Moyen Âge comme la maladie des écrouelles, la tuberculose va se propager au XIXe siècle.
Les travaux de René Laennec vont permettre de la reconnaître sous ses diverses formes et de la diagnostiquer à l’aide du stéthoscope. Soixante ans plus tard, Robert Koch isole, en 1884, le bacille de cette redoutable maladie qui frappe l’Europe de plein fouet et qui sera partiellement vaincue à partir de 1921, grâce au vaccin, le B.C.G..

Lyautey ou la conquête des âmes

Louis Hubert Lyautey (1854-1934), gravure moderne.
Louis Hubert Lyautey (1854-1934), gravure moderne.

De l’Algérie au Tonkin, de Madagascar au Maroc, Louis Hubert Gonzalve Lyautey fut l’une des plus illustres figures de l’Empire colonial français.
Né à Nancy, le 17 novembre 1854, il choisit, très tôt, le métier des armes. Il sert d’abord en Algérie (1880-1882) puis rejoint le Tonkin où il se retrouve sous le commandement de Galliéni. Rappelé en France en 1902, après un court séjour à Madagascar, Lyautey est nommé commandant de la subdivision d’Aïn-Séfra par le gouverneur général de l’Algérie, Jonnard, et il a l’insigne honneur, en 1907, de s’emparer d’Oudja.

Nicéphore Niepce

Joseph Nicéphore Niepce, comme de nombreux inventeurs français, commence sa carrière dans l’armée. Officier d’infanterie durant les guerres de la Révolution, Niepce est nommé, en 1795, administrateur civil de Nice. C’est à partir de cette époque qu’il se passionne pour les recherches scientifiques les plus diverses.
Particulièrement attiré par toutes les expériences chimiques -fort à la mode en ce temps-là- il renonce à sa charge, quitte la ville de Nice puis retourne à Chalon, où il est né le 7 mars 1765.
En 1807, après de nombreux essais infructueux, il parvient à inventer le moteur à explosion.

Baden-Powell : scout toujours !

Robert Baden-Powell (1857-1940).
Robert Baden-Powell (1857-1940).

Mon but est simple, explique Baden-Powell. Il fallait transformer les enfants en soldats. Pas des soldats pour combattre sur le champ de bataille mais pour remporter des victoires sur… la vie !
Général anglais, devenu une idole populaire après sa victorieuse défense de Maféking, durant la guerre des Bœrs, Baden-Powell met ses expériences vécues en Afrique du Sud au service de l’éducation de la jeunesse. En 1907, dans une île au large de la Grande-Bretagne, il organise le tout premier camp, invitant des groupes de jeunes à vivre en contact avec la nature, à développer leur sens de l’observation et à se soumettre à un entraînement physique particulier.

Exécution de Mata Hari

Margaretha Zelle, plus connue sous le nom de Mata Hari et devenue durant la guerre l’agent H. 21, est fusillée le 15 octobre 1917.
D’origine néerlandaise, Mata Hari est, depuis 1905, célèbre dans le monde du spectacle pour ses fameuses danses de Java. Profitant de sa renommée, elle entretient de nombreuses relations dans les milieux politiques, militaires et diplomatiques. Et quand la guerre éclate en 1914, Mata Hari poursuit ses déplacements à travers l’Europe.

Cecil Rhodes ou le rêve de l’impérialisme britannique

Cecil Rhodes (1853-1902).
Cecil Rhodes (1853-1902).

Cecil John Rhodes n’avait pas plus de dix-sept ans lorsque, pour la première fois, il foula le sol de l’Afrique du Sud (1870). Entrepreneur hardi, il se lança dans la prospection de diamants où il devait rapidement faire fortune. De retour en Angleterre en 1873, il entame ses études à Oxford, et c’est là que se forme sa pensée coloniale.
De fait, Cecil Rhodes a un rêve : faire du peuple britannique le maître du monde. Uni aux Etats-Unis en une fédération anglo-saxonne, l’Angleterre aurait alors atteint à une puissance incomparable que, dès 1881, il se fit fort de réaliser. Avant l’union avec les Etats-Unis, il fallait donc que l’Angleterre étende sa présence et ce sera, dès lors, l’ambition de Rhodes. Premier objectif : étendre l’autorité de l’Angleterre à toute l’Afrique australe.
De retour en Afrique, il allait se donner les moyens -financiers- de ses ambitions en assurant le monopole de la production de diamants de Kimberley et en étendant ses affaires sur le Transvaal. Ses compagnies, la Gold Fields of South Africa, la De Beer Consolidated Mines Ltd et la British South Africa Company allait faire de Rhodes le magnat incontesté du diamants sud-africain, première étape avant son entrée en politique.