La médecine de Laennec

Né le 3 octobre 1781 à Quimper, René Laennec invente, en 1819, le premier stéthoscope et publie le premier traité d’auscultation.
Il applique sa méthode à la maladie qui le ronge et qui l’emporte  en 1826 : la tuberculose. Connue depuis la plus haute Antiquité sous le nom de phtisie et au Moyen Âge comme la maladie des écrouelles, la tuberculose va se propager au XIXe siècle.
Les travaux de René Laennec vont permettre de la reconnaître sous ses diverses formes et de la diagnostiquer à l’aide du stéthoscope. Soixante ans plus tard, Robert Koch isole, en 1884, le bacille de cette redoutable maladie qui frappe l’Europe de plein fouet et qui sera partiellement vaincue à partir de 1921, grâce au vaccin, le B.C.G..

Lyautey ou la conquête des âmes

Louis Hubert Lyautey (1854-1934), gravure moderne.
Louis Hubert Lyautey (1854-1934), gravure moderne.

De l’Algérie au Tonkin, de Madagascar au Maroc, Louis Hubert Gonzalve Lyautey fut l’une des plus illustres figures de l’Empire colonial français.
Né à Nancy, le 17 novembre 1854, il choisit, très tôt, le métier des armes. Il sert d’abord en Algérie (1880-1882) puis rejoint le Tonkin où il se retrouve sous le commandement de Galliéni. Rappelé en France en 1902, après un court séjour à Madagascar, Lyautey est nommé commandant de la subdivision d’Aïn-Séfra par le gouverneur général de l’Algérie, Jonnard, et il a l’insigne honneur, en 1907, de s’emparer d’Oudja.

Nicéphore Niepce

Joseph Nicéphore Niepce, comme de nombreux inventeurs français, commence sa carrière dans l’armée. Officier d’infanterie durant les guerres de la Révolution, Niepce est nommé, en 1795, administrateur civil de Nice. C’est à partir de cette époque qu’il se passionne pour les recherches scientifiques les plus diverses.
Particulièrement attiré par toutes les expériences chimiques -fort à la mode en ce temps-là- il renonce à sa charge, quitte la ville de Nice puis retourne à Chalon, où il est né le 7 mars 1765.
En 1807, après de nombreux essais infructueux, il parvient à inventer le moteur à explosion.

Baden-Powell : scout toujours !

Robert Baden-Powell (1857-1940).
Robert Baden-Powell (1857-1940).

Mon but est simple, explique Baden-Powell. Il fallait transformer les enfants en soldats. Pas des soldats pour combattre sur le champ de bataille mais pour remporter des victoires sur… la vie !
Général anglais, devenu une idole populaire après sa victorieuse défense de Maféking, durant la guerre des Bœrs, Baden-Powell met ses expériences vécues en Afrique du Sud au service de l’éducation de la jeunesse. En 1907, dans une île au large de la Grande-Bretagne, il organise le tout premier camp, invitant des groupes de jeunes à vivre en contact avec la nature, à développer leur sens de l’observation et à se soumettre à un entraînement physique particulier.

Exécution de Mata Hari

Margaretha Zelle, plus connue sous le nom de Mata Hari et devenue durant la guerre l’agent H. 21, est fusillée le 15 octobre 1917.
D’origine néerlandaise, Mata Hari est, depuis 1905, célèbre dans le monde du spectacle pour ses fameuses danses de Java. Profitant de sa renommée, elle entretient de nombreuses relations dans les milieux politiques, militaires et diplomatiques. Et quand la guerre éclate en 1914, Mata Hari poursuit ses déplacements à travers l’Europe.

Cecil Rhodes ou le rêve de l’impérialisme britannique

Cecil Rhodes (1853-1902).
Cecil Rhodes (1853-1902).

Cecil John Rhodes n’avait pas plus de dix-sept ans lorsque, pour la première fois, il foula le sol de l’Afrique du Sud (1870). Entrepreneur hardi, il se lança dans la prospection de diamants où il devait rapidement faire fortune. De retour en Angleterre en 1873, il entame ses études à Oxford, et c’est là que se forme sa pensée coloniale.
De fait, Cecil Rhodes a un rêve : faire du peuple britannique le maître du monde. Uni aux Etats-Unis en une fédération anglo-saxonne, l’Angleterre aurait alors atteint à une puissance incomparable que, dès 1881, il se fit fort de réaliser. Avant l’union avec les Etats-Unis, il fallait donc que l’Angleterre étende sa présence et ce sera, dès lors, l’ambition de Rhodes. Premier objectif : étendre l’autorité de l’Angleterre à toute l’Afrique australe.
De retour en Afrique, il allait se donner les moyens -financiers- de ses ambitions en assurant le monopole de la production de diamants de Kimberley et en étendant ses affaires sur le Transvaal. Ses compagnies, la Gold Fields of South Africa, la De Beer Consolidated Mines Ltd et la British South Africa Company allait faire de Rhodes le magnat incontesté du diamants sud-africain, première étape avant son entrée en politique.

Shelley, le poète bohême

Juillet 1822, un bûcher funéraire illumine l’embouchure du Serchio. De l’encens, du sel, de l’huile, du vin et un exemplaire du dernier ouvrage de Keats font office d’offrandes… Autour du bûcher, Byron et Leight Hunt rendent un dernier hommage à leur ami Percy Bysshe Shelley, mort le 8 juillet dans un malheureux accident de bateau.
Fils d’un « gentleman-farmer » du Sussex, Shelley devient, dès son entrée à Oxford, celui par qui le scandale arrive : en première année, il est renvoyé pour avoir écrit un pamphlet intitulé La nécessité de l’athéisme, à dix-neuf ans, il se marie contre l’avis de son père et se lance dans la satire sociale puis dans la poésie romantique.

Wagner et l’Or du Rhin

Richard Wagner (1813-1883).
Richard Wagner (1813-1883).

Si nous avions une vraie vie, nous n’aurions pas besoin d’art, a écrit Richard Wagner dans la préface de Siegfried. L’art commence précisément où la vie réelle cesse, où il n’y a plus rien devant nous.
Et la musique violente et passionnée de Richard Wagner fait véritablement revivre toutes les légendes oubliées des Niebelungen, de Tannhaüser, de Lohengrin ou de Tristan et Iseult. Né à Bellagio, le 22 mai 1813, dans une famille d’artistes amateurs, Wagner, qui est un chef d’orchestre reconnu, atteint la plénitude de son art avec la légende germanique en quatre volets de L’Anneau du Niebelung : L’Or du Rhin, La Walkyrie, Siegfried et Le Crépuscule des dieux.

François-Joseph ou la fin des Habsbourg

Couronné à dix-huit ans François-Joseph va gouverner son empire pendant soixante-huit ans. Empereur d’Autriche et roi de Hongrie depuis 1867, il sera en butte, durant tout son règne, au nationalisme des minorités qui peuplent ses immenses territoires.
Échouant à imposer une politique absolutiste, y compris dans sa propre famille, l’empereur sera vivement touché par de très nombreux drames familiaux : exécution de son frère, Maximilien, au Mexique, suicide de son fils unique, Rodolphe, assassinat de sa femme, la célèbre Sissi, et enfin assassinat, à Sarajevo, de son neveu et héritier, l’archiduc François-Ferdinand.

Méhémet Ali, l’homme qui fit trembler l’Orient

Méhémet Ali (gravure du XIXe siècle).
Méhémet Ali (gravure du XIXe siècle).

C’est en combattant les Français en Egypte que ce soldat de fortune d’origine turque ou albanaise devait se distinguer. Venu avec un corps expéditionnaire albanais, il devait  se révéler lors de la bataille d’Aboukir, en 1799. Paradoxalement, cette défaite allait être le début d’une brillante carrière et annoncer une ambition démesurée. En 1804, il s’est emparé du pour et se fait reconnaître pacha d’Egypte. Quelques résistances devaient se faire jour. Pour peu de temps cependant : après que Méhémet Ali eu fait massacrer 480 chefs mamelouk, tout rentra dans l’ordre et il devint le chef incontesté de l’Egypte.
Energique et ambitieux, Méhémet était également un réformateur remarquable. En 1814, il procède à la nationalisation de toutes les terres dont les propriétaires devinrent des fermiers ; il se lance dans un vaste programme de constructions de routes, de canaux, d’atelier ; il développe la culture du coton et introduit celle de la canne à sucre ; transforme le système scolaire, envoie les étudiants égyptiens en Europe et accueille les spécialistes français, qu’ils soient civils ou militaires.
Avec Soliman Pacha, il crée une armée moderne après quoi il n’hésitera guère, sous prétexte de défendre son suzerain le sultan de Constantinople, à provoquer et à chasser les Wahhabites du Hedjaz. Soucieux de préserver les voies de communication et de commerce, il va nettoyer les côtes de la mer Rouge, infestées de pirates, et fera la conquête du Soudan septentrional où il fondera Karthoum.