Sainte Geneviève, patronne de Paris

Sainte Geneviève (422-502).
Sainte Geneviève (422-502).

Dans les pires moments de son histoire, la France a été sauvée par des femmes, c’est pourquoi sainte Geneviève, au même titre que sainte Jeanne d’Arc, est la patronne de la France.
Selon sa Vie, sainte Geneviève s’est elle-même consacrée à Dieu alors qu’elle n’avait que sept ans et a pris le voile à l’âge plus raisonnable de quinze ans.
Mais c’est en 451 que sainte Geneviève va acquérir ce titre de patronne de la France et de Paris : Attila, ce barbare venu du fond de la Tartarie, « s’avance vers le Rhin à la tête de cinq cent mille hommes,

Tibère : un règne contesté

Beau-fils et gendre d’Auguste, Tiberius Claudius Nero était un homme sérieux, épris de littérature et de philosophie, mais aussi un général courageux et populaire. Quand il succède enfin à Auguste, en 14 après J.-C., il a cinquante-six ans.
Tibère apparaît alors comme un homme lucide, intelligent, qui tente par tous les moyens de maintenir l’œuvre d’Auguste. Sous son règne, Rome devient florissante, les finances sont surveillées et la justice rendue équitablement.
En 26, dégoûté par les incessantes intrigues de palais, Tibère se retire sur l’île de Capri. De là, il ordonne, selon la légende noire léguée par Tacite et Suétone, les meurtres de ses familiers. N’est-ce qu’une légende ?

Dioclétien stabilise l’Empire

Dioclétien (245-313).
Dioclétien (245-313).

Après cinquante années d’anarchie, pendant lesquelles les légions se disputent le pouvoir, donnant le trône à des empereurs éphémères, l’armée de Chalcédoine élit, en 284, un nouvel empereur du nom de Dioclétien. D’humble naissance ce dernier va cependant faire preuve d’une grande intelligence politique et stabiliser enfin l’empire.
Trop vaste pour être gouverné par un seul homme, l’empire comprend alors tout le pourtour méditerranéen, l’Espagne, la Gaule, la Bretagne, une partie de la Germanie, les Balkans actuels, la Turquie et une partie de l’Égypte. Aussi, quand il prend le pouvoir, Dioclétien commence-t-il par partager l’empire : lui-même se réserve le gouvernement de l’Orient pendant que Maximien prend en charge l’Occident.

Titus le Bon

Buste de l'empereur Titus (39-81).
Buste de l’empereur Titus (39-81).

Néron, Caligula, Galba : les fous et les monstres se succédaient à la tête de l’Empire quand l’accession au trône de Titus apporte un immense soulagement au peuple romain.
Fils de l’empereur Vespasien, vainqueur en Bretagne, en Germanie et, surtout, en Judée, où il avait rencontré la célèbre reine Bérénice, Titus était déjà associé au pouvoir quand, en 79, il devient empereur. Adoré par ses armées, il sera bientôt acclamé par tout son peuple.

Caligula : plus puissant que les dieux

Caligula (12-41)
Caligula (12-41)

Il fut aussi envieux et méchant qu’orgueilleux et cruel envers les hommes de toutes les époques de l’histoire, déclare Suétone à propos de Caligula dans Vies des Douze Césars.
Pourtant, le règne de Caius Caesar Germanicus, surnommé Caligula, c’est-à-dire « petite caligue » (les chaussures du soldat) dans les camps où il passa son enfance, avait commencé sous d’heureux auspices.
Mais rapidement, Caligula allait se conduire en despote cruel et dément : il prenait plaisir à voir mourir ses semblables, fit même exécuter certains de ses proches parents et s’empara de la fortune de beaucoup.

Sénèque : mort d’un stoïcien

Portrait de Lucius Sénèque (v. 4 av.J.-C.-65 ap.J.-C.).
Portrait de Lucius Sénèque (v. 4 av.J.-C.-65 ap.J.-C.).

Après la mort, il n’y a rien et la mort elle-même n’est rien, écrit Sénèque.
Accusé de conspiration contre Néron, Lucius Sénèque est condamné à mort le 12 avril 65 et invité à se suicider. Il s’ouvre les veines mais, constatant que son sang, glacé par l’âge, s’écoule trop lentement, se fait plonger dans un bain chaud. Plus de trois cents personnes issues des plus illustres familles de Rome ont pris part à la conspiration.
Né à Cordoue, en 4 av. J.-C., Lucius Sénèque est élevé à Rome où il étudie l’éloquence puis la philosophie qu’il abandonne très vite pour entrer dans la vie active. Rhéteur puis avocat, il devient questeur et s’enrichit de façon scandaleuse tout en prêchant une philosophie stoïcienne. Éxilé en Corse de 41 à 49, il est rappelé à Rome par la  seconde épouse de l’empereur Claude, Agrippine, pour assurer l’éducation de Néron. Durant des années, Sénèque joue le rôle de premier ministre et de confident auprès de Néron et, après le meurtre d’Agrippine, alors qu’il est en disgrâce, Sénèque a l’imprudence de demeurer auprès de son disciple qui finit par ordonner sa mort.