Louis XI… au cachot !

Louis XI contraint de signer le traité de Péronne, présenté par Charles le Téméraire.
Louis XI contraint de signer le traité de Péronne, présenté par Charles le Téméraire.

Rusé, perfide, diplomate, tortueux, Louis XI est, sans doute, un des rois de France les plus passionnants. Dès le début de son règne, il tente de soumettre définitivement les grands féodaux du royaume, unis contre le souverain au sein de la Ligue du Bien public.
Après avoir signé une paix séparée avec le duc de Bretagne et avec son frère, Charles, Louis XI s’emploie à ménager un accord semblable avec Charles, duc de Bourgogne, le prince le plus riche et le plus puissant de toute l’Europe. L’entrevue a lieu à Péronne, le 3 octobre 1468. Mais Louis XI vient à peine d’arriver au château que des nouvelles inquiétantes parviennent de Flandre : les Liégeois, soutenus par le roi de France, se sont révoltés !

Le choc de Bouvines

Philippe-Auguste (1180-1223) se dirige, le 27 juillet 1214, vers le nord à la tête des troupes françaises et compte ainsi bloquer l’avance de ses ennemis. Son fils, le prince Louis, a déjà mis en échec le roi d’Angleterre Jean sans Terre (1199-1216) au sud. L’armée française passe le pont de Bouvines qui enjambe la Marck entre Lille et Tournai, quand l’alerte est donnée.

« Si je t’oublie Jérusalem… »

Chevalier partant à la croisade.
Chevalier partant à la croisade.

Cela fait plus de neuf cents ans, le 15 juillet 1999 que la Cité Sainte a été reconquise par les Croisés et qu’a été fondé le royaume franc de Jérusalem. Tout le monde connaît la figure emblématique de Godefroi de Bouillon mais on oublie trop facilement la ruse d’un Bohémont de Tarente, le courage d’un Tancrède de Hauteville et, surtout, la ténacité de milliers de pèlerins, hommes, femmes et enfants, qui, après trois ans de marche, ont enfin conquis Jérusalem et pu « vénérer le sépulcre du Seigneur et visiter les Saints Lieux… »
Pèlerinage, armé certes, mais pèlerinage tout de même, la première croisade retrouve, à travers les pages des chroniqueurs, les accents d’une véritable épopée.
Le 18 novembre 1095, sous les murs de Clermont où se tient le concile, un même cri jaillit de toutes les poitrines : « Dieu le veut ! Dieu le veut ! »
Le pape Urbain II sait déjà que son appel a été entendu :
-Que la croix brille sur vos armes et vos étendards, conclut-il. Portez-la sur vos épaules ou sur votre poitrine ; elle deviendra, pour vous, l’emblème de la victoire ou la palme du martyre ; elle vous rappellera sans cesse que Jésus-Christ est mort pour vous et que vous devez mourir pour lui !

Marseille, cité provençale

Fondée par les Grecs au VIe siècle avant J.-C., Marseille devient l’un des foyers du commerce méditerranéen durant l’Antiquité et un centre de rayonnement de la culture grecque et romaine en Gaule. Les invasions des barbares (Francs, Wisigoths ou Burgondes) et la menace des Sarrasins réduisent pendant quelques temps son rôle commercial mais, dès la première croisade, la cité phocéenne retrouve toute sa grandeur. Autonome, dirigée par des consuls, fière de son indépendance, elle forme une sorte d’enclave « républicaine » à l’intérieur des terres provençales,

Cent ans de malheur : les origines de la guerre de Cent Ans

Détail d'une tapisserie ancienne représentant les armes des rois de France soutenues par deux anges.
Détail d’une tapisserie ancienne représentant les armes des rois de France soutenues par deux anges.

Commencée en 1337 pour s’achever en 1453, la guerre de Cent Ans est constituée d’une succession de conflits qui vont opposer, non pas deux pays, mais deux souverains, celui de France et celui d’Angleterre. Cette âpre lutte, qui s’achève avec la victoire française, verra également l’émergence d’un phénomène nouveau en France : le sentiment national.
Mais plutôt que de disserter sans fin sur les conséquences de cette guerre et sur les ravages qu’elle a provoqués, plutôt que de relater par le menu les batailles qui ont ponctué ce conflit, il est essentiel de se pencher sur ses origines, souvent mal connues, et sur le véritable enchevêtrement généalogique qui en a été la cause.

La trêve de Saladin

Les peuples furent affligés comme pour la perte d’un prophète. C’est ainsi qu’un historien arabe rapporte la mort de Saladin (1137-1193). Grand guerrier et intelligence politique exceptionnelle, cet officier kurde est une des plus nobles figures de l’histoire de l’islam ; généreux, tolérant, il fut admiré par les chrétiens qui reconnaissaient en lui un modèle des vertus chevaleresques.

1054 : la rupture

Monnaie d'un empereur byzantin.
Monnaie d’un empereur byzantin.

Depuis déjà deux siècles, les relations entre Rome et Constantinople ne cessaient de se dégrader quand, en 1053, une opposition sur la nomination d’un évêque met le feu aux poudres. Une opposition qui est essentiellement le fait de deux caractères fort : Michel Cérulaire, le patriarche de Constantinople, et le cardinal Humbert de Toul.
C’est cependant Michel Cérulaire qui ouvre les hostilités : en 1053, il fait adresser une lettre à l’évêque grec Jean de Trani avec mission pour lui de la « répandre dans tout l’épiscopat franc et la faire connaître au pape lui-même ». Cette lettre n’était rien d’autre qu’une mise en demeure des évêques occidentaux afin qu’ils se conforment aux usages byzantins -notamment qu’ils abandonnent leurs coutumes « judaïsantes » comme l’utilisation du pain azyme à la communion ou le jeûne les samedis de Carême, assimilé par les Grecs au jeûne du sabbat. Au même moment, Michel Cérulaire faire fermer les « églises latines » de la cité impériale. L’offensive est donc lancée. Le pape Léon IX répond en envoyant trois représentants : le cardinal Humbert de Toul -caractère difficile mais spécialiste des questions byzantines-, l’archevêque d’Amalfi et le chancelier de l’Église. On le voit, le pape ne prenait pas l’affaire à la légère.

La révolution selon Jan Hus

Jan Hus (1371 ?-1415).
Jan Hus (1371 ?-1415).

Quand Jan Hus commence ses prédications à Prague, l’Église traverse, avec le Grand schisme, une des périodes les plus bouleversées de son histoire. Deux papes se font face, l’un à Avignon, l’autre à Rome et les évêques et les rois doivent prendre parti pour l’un ou l’autre…
La période du Grand schisme, qui va de 1378 à 1417, sera l’occasion de nombreuses prises de position contre la hiérarchie ecclésiale.

Le trésor du Temple : histoire d’un fantasme ?

Un templier sur sa monture (gravure du XIXe siècle).
Un templier sur sa monture (gravure du XIXe siècle).

Cela fait maintenant sept siècles que le fameux trésor des templiers fait fantasmer historiens amateurs, romanciers en mal d’inspiration ou fouineurs en tout genre. Sept siècles durant lesquels les hypothèses les plus saugrenues, les plus hasardeuses ont été évoquées ; sept siècles durant lesquels des centaines, des milliers d’ouvrages ont été écrits sur le sujet, souvent d’ailleurs par ce que « c’est vendeur »… Pourtant, le trésor du Temple demeure introuvable. Peut-être est-ce tout bonnement parce que ce trésor n’existe pas ? Peut-être encore que ce trésor n’a rien à voir avec des montagnes de florins, d’écus ou d’objet en or…
Si l’on en croit l’historien Jean Favier, le lendemain de l’arrestation des templiers, soit le 14 octobre 1307, les officiers du roi se sont empressés de mettre les biens du Temple sous séquestre. Après une dizaine d’années, ils seront, selon le désir de Philippe le Bel, dévolu à l’ordre des hospitaliers, devenu plus tard, l’ordre de Rhodes puis de Malte. Et tant pis pour ceux qui s’acharnent à voir dans la destruction du Temple la volonté du roi de s’emparer de ses richesses.

Les Normands en Angleterre

Le 28 septembre 1066, Guillaume le Bâtard, duc de Normandie, débarque à Hastings, sur la côte sud de l’Angleterre, avec une immense armée. Au moment où il met pied à terre, il trébuche et tombe. Ses hommes parlent d’un mauvais signe, mais Guillaume réplique aussitôt :
J’ai saisi cette terre de mes mains… tant qu’il y en a, elle est à vous !