Le dernier tsar de toutes les Russies…

Nicolas II (1868-1917).
Nicolas II (1868-1917).

À son arrivée sur le trône impérial de Russie, en 1894, Nicolas II se trouvait face à un pays en pleine mutation et déjà fortement agité par le vent de la révolution.
Relâchant le système fortement autocrate de son père Alexandre III, il établit un régime constitutionnel et accorde de nombreuses libertés (culte, association ou réunion) oubliées depuis de nombreuses années. Mais, tout comme Louis XVI avait été incapable de faire face avec énergie à l’émergence de la Révolution, Nicolas II était bien trop faible et effacé pour tenir tête aux extrémistes de gauche comme de droite.

Ferdinand : l’homme de l’ombre

Ferdinand le Catholique (1452-1516), d’après une gravure du Moyen Âge.
Ferdinand le Catholique (1452-1516), d’après une gravure du Moyen Âge.

L’histoire est bien capricieuse ! Autant tout le monde connaît et admire Isabelle la Catholique, autant son mari est « passé à la trappe » de l’histoire. Pourtant, c’est tout autant à Ferdinand qu’à Isabelle que l’Espagne doit son unité.

Fils de Jean II d’Aragon, Ferdinand épouse, en 1469, l’héritière de Castille, Isabelle, qui règne dès 1474. Ferdinand, lui, ne devient roi d’Aragon et de Sicile qu’en 1479 mais déjà il exerce une grande influence sur le gouvernement de la Castille. Unissant les forces armées de l’Aragon à celles de la Castille, il achève avec Isabelle la Reconquête, ce qui leur vaudra le titre de Rois catholiques. Mais l’action de Ferdinand ne se borne pas à l’expulsion des Maures : il brise l’agitation des nobles, conquiert le royaume de Naples, annexe la Navarre et réforme les finances.

La mort d’Isabelle, en 1504, et la folie de son héritière, Jeanne, vont faire de Ferdinand le régent de la Castille pour son petit-fils, le futur Charles Quint. Le 23 janvier 1516, à la mort de Ferdinand, Charles Quint devient roi de Castille et d’Aragon, scellant ainsi définitivement l’unité espagnole.

Wellington : l’homme de toutes les victoires ?

Arthur Wellesley, duc de Wellington (1769-1852).
Arthur Wellesley, duc de Wellington (1769-1852).

Si Nelson a consacré la suprématie de l’Angleterre sur les mers, c’est à Wellington qu’elle doit sa puissance terrestre.
Né à Dublin en 1769 d’une famille anglo-irlandaise, Arthur Wellesley décide très jeune de faire carrière dans l’armée. L’Inde sera sa première destination en 1789. Là, il retrouve son frère aîné qui est gouverneur général de la zone. Il y restera dix-sept ans. De retour en Angleterre, il est élu au Parlement anglais et devient secrétaire pour l’Irlande. Puis éclate la guerre d’Espagne. Nommé lieutenant général, il rejoint les troupes anglaises basées au Portugal. Leur but : mener des actions de guerilla contre les troupes de Napoléon. Wellesley multiplie les victoires : Torres-Vedras, Arapiles, Vitoria. Face à lui, les meilleurs généraux de Napoléon : Masséna, Marmont, Jourdan. Lorsque les Français décident, après Vitoria, de quitter l’Espagne, c’est jusqu’à Toulouse que l’aristocrate anglais les poursuit. Une bravoure et un acharnement qui devaient lui valoir le titre de marquis Douro duc de Wellington.
Après l’Espagne, le gouvernement anglais lui confie les troupes de l’alliance qui devront affronter Naopléon à Waterloo. Lorsque Napoléon revient de l’île d’Elbe, l’Angleterre lui déclare immédiatement la guerre sans lui donner le temps de se préparer. L’alliance, par contre, est tout à fait prête, unissant contre l’Empereur l’Autriche, la Prusse, la Belgique et la Hollande en plus de l’Angleterre. Et c’est donc à Wellington qu’échoie le commandement des 93 000 hommes que compte l’armée alliée. Ni les cavaliers de Ney ou de Kellermann, ni la Vieille Garde de Cambronne ne pourront rien contre l’armée de l’Alliance.

Schubert le romantique

Un compositeur romantique, une musique légère et vive, tel est le souvenir que Franz Schubert a laissé dans l’histoire musicale.
Fils d’un instituteur, Schubert, né le 31 janvier 1797 à Vienne, montre très rapidement ses talents de musicien et de compositeur. Son œuvre extrêmement prolixe est plus variée qu’on a bien voulu le dire. Dès le début, il fait preuve d’un esprit novateur. Ses toutes premières œuvres sont insouciantes, juvéniles et spontanées, telle La Truite. Plus tard, sa musique atteint un degré de maturité qu’elle ne quittera plus. Relativement pauvre, il est un des rares compositeurs à être reconnu de son vivant. Le 19 novembre 1828, il meurt de la syphilis. Son œuvre, comprenant six cents lieder (airs populaires), quinze quatuors, dix opéras, six messes et  vingt-deux sonates, tombe dans l’oubli durant de nombreuses années.

La triste fin de Berthier

Ce 1er juin 1815, le maréchal Berthier tombait d’un balcon de Bamberg : maladresse, assassinat ou encore suicide ?
Fils d’un ingénieur géographe de l’armée, Louis Alexandre Berthier était né pour être soldat. À dix-sept ans, il devient officier, prend part à la guerre d’Indépendance américaine et obtient le grade de major général de la garde de Versailles. Il protègera la famille royale pendant les journées d’octobre 1789 puis, enrôlé dans l’armée d’Italie, s’attachera à Bonaparte. Dès lors, ses pas suivront avec fidélité ceux du Corse : il s’embarque pour l’Égypte et participe au 18 Brumaire.

Le poète Regnard perdu par les femmes

Jean-François Regnard (1655-1709).
Jean-François Regnard (1655-1709).

Écrivain et auteur dramatique, Jean-François Regnard (1655-1709), mène une vie des plus aventureuses avant de se consacrer à l’écriture.
Le 4 octobre 1678, alors qu’il rejoint Marseille, son bateau est capturé par des pirates algériens. Racheté par un seigneur de la ville, il devient son chef cuisinier. Grâce à ses manières et à ses dons culinaires, il voit alors s’ouvrir les portes du harem. Mais, rapidement découvert, Regnard n’a d’autre choix que de se convertir à l’islam s’il veut garder la vie sauve. Il est prêt à le faire quand le consul français intervient et le rachète. De retour en France, Regnard entreprend un voyage en Laponie, puis s’adonne à l’écriture, annonçant, dans des pièces légères, le style de Marivaux.

Guynemer fait face

Avion datant des années 1910.
Avion datant des années 1910.

Faire face : telle était la magnifique devise, reprise ensuite par l’école de l’air, de Georges Marie Guynemer, héros de l’aviation.
L’aviation à moteur, pratiquement née avec le vol des frères Wright en 1903, en est encore à ses balbutiements lorsque la Première Guerre mondiale éclate. Au début du conflit, les avions sont utilisés pour la reconnaissance mais, très rapidement, les pilotes eux-mêmes prennent l’initiative de s’armer de fusils légers et créent ainsi, sans le savoir, l’armée de l’air. Dès lors, les appareils ne cessent de s’améliorer et on voit naître une nouvelle génération de héros, audacieux et chevaleresques, les « as », parmi lesquels Boelcke, Richthofen, McCudden, Mannock, Bishop et… Guynemer !
Breveté pilote en 1915, Guynemer sera un des plus audacieux : en effet, il faisait feu sur son adversaire jusqu’à la limite de la collision. Cette méthode lui vaudra cinquante-quatre victoires homologuées, un grade de capitaine et la distinction d’officier de la Légion d’honneur. Mais, comme la plupart de ses camarades, Guynemer ne survivra pas à la guerre : le 11 septembre 1917, il est abattu au-dessus de la Flandre.

Niels Bohr et la théorie de la « goutte d’eau »

Septembre 1943. Un petit bateau de pêcheurs quitte les côtes danoises pour la Suède. À son bord, le célèbre physicien Niels Bohr, prix nobel de physique en 1922, fuit son pays occupé par les troupes nazies.
Physicien danois, Niels Bohr, né le 7 octobre 1885, révolutionne, en 1913, tout le monde de la physique avec sa théorie dite de « l’atome de Bohr ». Selon ce savant, l’atome est constitué d’un noyau et d’électrons qui gravitent autour, comme le soleil et ses satellites. À chaque orbite correspond un niveau d’énergie qui va en décroissant. Rendu célèbre par sa théorie, Bohr fonde, en 1920, l’Institut de physique théorique.
En 1943, il émigre aux États-Unis où il participe à l’élaboration de la bombe atomique. C’est Bohr qui, dès 1939, explique le phénomène de la fission de l’uranium 235, par la théorie de la « goutte d’eau ».
De retour au Danemark en 1945, il s’engage vigoureusement dans la lutte contre l’armement nucléaire et meurt à Copenhague, sa ville natale, en 1962.
 

Cartier : la déception canadienne

Jacques Cartier (1491-1557).

On a dit de ce Malouin qu’il « a poussé et grandi dans une barque ». Cartier a, en 1534, quinze ans de voyages en haute mer derrière lui et surtout il a découvert les côtes de Terre-Neuve et d’Arcadie avec Verrazano, dix ans plus tôt. François Ier, qui espère découvrir le passage vers Cathay, c’est-à-dire la Chine, ne l’a pas choisi au hasard. Après une rapide traversée de vingt jours, Jacques Cartier parvient au détroit de Belle-Isle et découvre… le Canada.
Le 12 juin 1534, Cartier rencontre les indigènes pour la première fois, des indiens Hurons qui serviront de guides au Français tout au long de ses trois voyages successifs. Le Canada est une terre pleine de promesses à en croire les Indiens.

Roosevelt, l’homme de la guerre

Franklin Delano Roosevelt (1882-1945).
Franklin Delano Roosevelt (1882-1945).

Neveu de l’ancien président Teddy Roosevelt, Franklin Delano est né, le 20 janvier 1882, à Hyde Park. Ancien élève d’Harvard, il devient avocat puis sénateur de l’État de New York en 1910. En 1920, il interrompt sa carrière politique à la suite d’une attaque de polyomélite et c’est dans une chaise roulante qu’il reprend le chemin des urnes en 1928. Il est élu gouverneur de l’État  puis, toujours sous la bannière démocrate, président des États-Unis en 1933. Lorsque la guerre éclate en Europe, Roosevelt tient les États-Unis dans une prudente neutralité mais la soudaine attaque de Pearl Harbor par les Japonais va changer la donne.