Visiter la préhistoire

La Préhistoire vous intéresse ? Suivez ce guide qui, lors de vos pérégrinations françaises, pourra vous permettre de découvrir les plus beaux sites de cette période, là où furent faites les plus belles découvertes.
Sites du paléolithique inférieur (Homo erectus) :
-À Montmaurin (Haute-Garonne) fut découvert un des plus anciens témoignages sur l’Homo erectus : une molaire !
-La grotte de Tautavel (Pyrénées-Orientales) est un des plus intéressants sites du Paléolithique ancien. En effet, c’est là que furent découverts, outre des outils et des ossements d’animaux divers (éléphants, rhinocéros, chevaux, ours, loups, lynx, lapins, belettes, aigles royals), les restes d’un Homo erectus qui vécu il y a 400 000 ans.
-Le site de Terra Amata (Alpes-Maritimes) contient, entre autres choses, des traces de feu volontairement allumés vers 400 000 avant J.-C. et une empreinte de pied humain qui permet d’estimer la taille de l’Homo erectus, soit 1m60.

La femme mise à l’honneur chez « l’homme des cavernes »

De 25000 à 10000 avant J.-C., l’Europe, et plus particulièrement la France, va connaître une période de floraison artistique, où la peinture, le dessin, la sculpture acquièrent leurs premières lettres de noblesse.
C’est à Laugerie-Basse, en 1864, que fut découverte la première statuette de femme, à qui l’on donna le nom de « Vénus impudique ». Depuis, plus d’une vingtaine de ces Vénus, sculptées dans des matériaux divers, ont été retrouvées : à Grimaldi, la Vénus dite « le losange » est en stéatite verte, celle de Tursac provient d’un galet de calcite, la Vénus à la corne est en bas-relief, quant à la Dame à la capuche, la seule sur laquelle apparaissent les traits du visage (d’une finesse extrême), elle est en ivoire.

L’homme de Neandertal : une brute épaisse ?

Statue de l'homme de Neandertal, désormais à l'entrée du musée national de la Préhistoire, aux Eyzies.
Statue de l’homme de Neandertal, désormais à l’entrée du musée national de la Préhistoire, aux Eyzies.

En 1856, près de Neander, en Allemagne, les archéologues mettaient au jour le crâne d’un homme préhistorique : l’homme de Neandertal. Apparu vers 100000 avant J.-C., il est assez semblable à l’Homo sapiens sapiens (c’est-à-dire nous) : il mesure 1m65 environ, a les muscles du dos et les pectoraux très développés, une mâchoire à peine plus allongée, un front incliné et un crâne plus allongé. Fondamentalement, il est donc très proche de l’homme « historique ». Pourtant, durant des années, il aura, y compris dans les milieux spécialisés, la réputation d’être une grosse brute primitive.

L’homme de Neandertal : une brute épaisse ?

Statue de l'homme de Neandertal, désormais à l'entrée du musée national de la Préhistoire, aux Eyzies.
Statue de l’homme de Neandertal, désormais à l’entrée du musée national de la Préhistoire, aux Eyzies.

En 1856, près de Neander, en Allemagne, les archéologues mettaient au jour le crâne d’un homme préhistorique : l’homme de Neandertal. Apparu vers 100000 avant J.-C., il est assez semblable à l’Homo sapiens sapiens (c’est-à-dire nous) : il mesure 1m65 environ, a les muscles du dos et les pectoraux très développés, une mâchoire à peine plus allongée, un front incliné et un crâne plus allongé. Fondamentalement, il est donc très proche de l’homme « historique ». Pourtant, durant des années, il aura, y compris dans les milieux spécialisés, la réputation d’être une grosse brute primitive.

Il était une fois l’écriture

Cylindre d'écriture babylonienne.
Cylindre d’écriture babylonienne.

Depuis les matériaux les plus anciens, jusqu’à la révolution numérique, cent quatre-vingts pièces retracent l’histoire de l’écriture à travers les âges. Argile en Mésopotamie, papyrus en Égypte, bambou en Chine : les hommes ont emprunté à leur environnement le matériau de leur écriture. S’ils sont parfois contraints d’utiliser ce qu’ils trouvent à leur portée -un caillou à Thèbes, un tesson de poterie, voire même une chemise, sur laquelle Latude, prisonnier de la Bastille, écrivit avec son sang- c’est l’usage qui dicte le choix du support.
Dans la pierre, nos ancêtres ont gravé, pour l’éternité, leurs codes administratifs et religieux. Les tablettes de bois ont été employées depuis le IIIe millénaire avant notre ère jusqu’à aujourd’hui, où on les retrouve dans les kouttab, les écoles islamiques où les élèves apprennent le Coran. Quant aux matières précieuses, elles sont réservées aux dieux et aux princes.
Ainsi, de l’argile mésopotamien au cédérom, les supports du savoir n’ont cessé d’évoluer vers une meilleure multiplication et diffusion des textes.

Y a-t-il eu un culte de l’ours ?

Le squelette de l'homme du Regourdou, en position fœtale, ce qu est très significatif d'une croyance en un retour à la vie.
Le squelette de l’homme du Regourdou, en position fœtale, ce qu est très significatif d’une croyance en un retour à la vie.

On le sait, les Néandertaliens enterraient leurs morts. Mais cela signifie-t-il qu’ils croyaient forcément en l’Au-delà ? Allons plus loin : cela implique-t-il également que l’homme de Néandertal pratiquait une forme de culte ? Et dans ce cas, quel culte ?
En ce qui concerne la première interrogation la démonstration de Gabriel Camps, préhistorien éminent, suffira à convaincre. Et nul besoin d’être spécialiste pour la comprendre. Dans toutes civilisations, explique-t-il en substance, le fait d’enterrer intentionnellement les morts a impliquer une croyance en l’Au-delà. Sinon, pourquoi prendre cette peine ? Une croyance en une vie après la mort que l’on retrouve… même parmi les sociétés qui nient cet Au-delà. Exemple dans des systèmes contemporains : les sociétés marxistes, passées ou encore actuelles, n’ont eu de cesse de déclarer que la religion était «  l’opium du peuple ». Pourtant, ce sont bien dans ces sociétés là que l’on voit les dirigeants adulés tels des dieux et des dieux pour qui ont organise des manifestations plus grandioses et martiales les unes que les autres. De la même façon, en France, les fils de la Révolution de 1789 qui, depuis deux siècles n’ont que le mot «  laïcité » à la bouche, ont fait d’une église réquisitionnée et désacralisée –le Panthéon- un véritable lieu de pèlerinage afin d’honorer les héros de la Nation. Or, ces «  héros » sont bien morts, alors n’est-ce pas leur âme que l’on honore ainsi ? On le voit, la démonstration est simple, claire et ne souffre guère de discussion. Ce n’est pas le cas de nos autres interrogations…

La malédiction des pharaons

Toutankhâmon (v.1354-1346 avant J.-C.).
Toutankhâmon (v.1354-1346 avant J.-C.).

1923 : Howard Carter et lord Carnavon mettent au jour un des joyaux de la Vallée des rois : la tombe de Toutankhâmon. Mais à quelques années après cette découverte majeure, on dénombre pas moins de vingt-trois décès, plus ou moins étranges ou suspects parmi les membres de la célèbre expédition. Immédiatement, la nouvelle fait le tour du monde : ils ont été victimes de la malédiction du pharaon. D’ailleurs, ne trouve-t-on pas des inscriptions menaçantes dans les tombes égyptiennes ? Les malédictions, dont on prenait soin de parer les défunts se seraient-elles réalisées ? Le sort de l’expédition Carter-Carnavon va être la preuve, pour peu qu’on soit doté d’un peu d’imagination, qu’on ne pénètre pas impunément dans les pyramides d’Egypte. Des romans, des films, mêmes certains ouvrages plus ou moins scientifiques vont faire leur miel de cette aventure et de cette réputation, désormais établie. Pourtant, tous ceux qui croient à cette fameuse malédiction paraissent avoir omis un détail d’importance : car si Toutankhâmon est si célèbre ce n’est pas en raison d’une vie édifiante mais pour la simple raison que son tombeau est un des rares, pour ne pas dire le seul, qui contenait encore la plus grande partie de son mobilier funéraire, de ses trésors !

L’art mystérieux de la préhistoire

De 25000 à 10000 avant J.-C., l’Europe, et plus particulièrement la France, va connaître une période de floraison artistique, où la peinture, le dessin, la sculpture acquièrent leurs premières lettres de noblesse.C’est à Laugerie-Basse, en 1864, que fut découverte la première statuette de femme, à qui l’on donna le nom de « Vénus impudique ». Depuis, plus d’une vingtaine de ces Vénus, sculptées dans des matériaux divers, ont été retrouvées : à Grimaldi, la Vénus dite « le losange » est en stéatite verte, celle de Tursac provient d’un galet de calcite, la Vénus à la corne est en bas-relief, quant à la Dame à la capuche, la seule sur laquelle apparaissent les traits du visage, elle est en ivoire.
Toutes ces Vénus datent de 25000 à 20000 avant J.-C. et la majorité d’entre elles révèle une femme aux hanches larges, au ventre souvent gonflé, ce qui permet de supposer qu’il s’agissait-là d’une évocation de la femme enceinte ou d’un hymne à la fécondité.
Source d’inspiration des temps anciens, la femme ne va pas garder bien longtemps ce monopole : les scènes de chasse, les animaux ornent désormais seuls le fond des cavernes.

Il était une fois l’homme : la France préhistorique

Un être courbé sous le poids de sa lourde massue, vêtu de peaux de bêtes, hirsute, vivant dans une caverne où brûle un maigre feu pendant que des brontosaures et autres dinosaures passent aux abords de son foyer : telle est l’image caricaturale que l’on donne généralement de l’époque préhistorique et de ses habitants. Certes, la préhistoire est une période primitive, un temps d’évolution sur des millénaires, mais si l’homme avait été plus évolué qu’on veut bien nous le faire croire ?
Depuis le XIXe siècle, époque qui voit la naissance d’une nouvelle science, celle de la préhistoire, les scientifiques se lancent, au fil des découvertes archéologiques, dans de multiples conjectures, avances des hypothèses, posent des questions, entreprennent des débats sans fin. Pourtant, dès l’époque romaine, Diodore de Sicile et Lucrèce décrivent un homme primitif, sauvage, nomade, se nourrissant de baies et de fruits. Si cette première hypothèse est loin d’être fausse, elle reste incomplète et seule l’archéologie -et toutes les sciences qui en découlent- pourront un jour répondre clairement à cette question : qui était l’homme préhistorique ?
Comme eux, partons donc à la recherche de nos ancêtres qui, il y a des milliers d’années, ont peuplé et domestiqué une terre que l’on appelle maintenant la France…

La résurrection de Babylone

Et si les origines de la civilisation humaine ne se situaient pas sur les bords du Nil mais plutôt dans cet espace de terre privilégié appelé Mésopotamie, situé entre deux fleuves, le Tigre et l’Euphrate ? Sans entrer dans une querelle qui, depuis plus d’un siècle, oppose historiens et archéologues, on sait, néanmoins, que la Mésopotamie fut, il y a cinq mille ans, le berceau d’une civilisation prodigieuse, à laquelle l’humanité doit une large part de son patrimoine : la foi, l’écriture, les sciences, la littérature… Bref, les bases essentielles de notre culture.
Dans un ouvrage, certes austère, mais d’une grande rigueur historique et scientifique, Harry W. F. Saggs, professeur à l’université de Cardiff et l’un des meilleurs spécialistes de la Mésopotamie, raconte la grande aventure archéologique qui permettra d’arracher à l’oubli cette brillante civilisation.