Les frères Wright : comme un oiseau…

Wilbur Wright (1867-1912).
Wilbur Wright (1867-1912).

Adler, Lilienthal, Mouillard, Chanute avaient écrit les premières pages de l’extraordinaire aventure de l’aviation mais ce sont des Américains, les frères Wright, Wilbur et Orville, qui vont lui donner ses premières lettres de noblesse.
D’abord journalistes puis fabricants de bicyclettes, les frères Wright se consacrent, depuis plus de trois ans, à la construction de leur machine volante. Le « flyer », sorte de planeur muni d’un moteur à hélices inversées, est fin prêt quand, le 17 décembre 1903, Wilbur, poussé par Orville, s’élance dans les airs : un premier vol de plus de quarante mètres couronne de succès tous leurs efforts. Cette même journée, les deux frères Wright effectuent quatre essais, allant jusqu’à parcourir cent mètres. L’aviation motorisée vient de naître…

Le baccalauréat

Quand, en mars 1808, Napoléon Ier crée le baccalauréat, l’épreuve consiste uniquement en une traduction orale d’un texte latin. Dès 1820, on ajoute une épreuve écrite, toujours de latin, et trois interrogations orales sur la philosophie, la rhétorique et aussi l’histoire. Tout au long du XIXe siècle, le baccalauréat évolue dans ses statuts, mais ce n’est que le 6 décembre 1902 que sa forme moderne est adoptée.

La gabelle devient générale

Philippe IV le Bel (1268-1314).
Philippe IV le Bel (1268-1314).

Instituée par Philippe IV le Bel en 1286, la gabelle, impôt sur le sel, devient le monopole de l’État sous Philippe VI de Valois. Par l’ordonnance royale du 16 mars 1341, Philippe VI s’empare de tout le sel entreposé sur le territoire et ainsi, alors même qu’il met la population à l’abri de toutes difficultés d’approvisionnement, en tire un sérieux profit financier. Rares sont les provinces, comme le Poitou, l’Auvergne, l’Angoumois, le Périgord ou le Limousin qui peuvent acheter l’exemption à la gabelle.
Seule la Bretagne, trop pauvre, jouit du droit de « franc-salé ».

Ambroise Paré

Véritable fondateur de la chirurgie moderne, Ambroise Paré (1509-1590) est surtout un grand réformateur du XVIe siècle. Apprenti-barbier puis barbier-chirurgien, il crée de nouvelles méthodes pour soigner les blessures causées par les armes à feu.
Autodidacte, sachant à peine le latin, il subit toute sa vie les railleries de la Faculté de médecine, malgré son statut de « chirurgien des rois », puisqu’il fut successivement celui d’Henri II et de ses trois fils.
Il meurt le 20 décembre 1590, après une vie entière consacrée à la recherche de nouvelles méthodes chirurgicales : 
Il reste plus de choses à trouver qu’il n’y en a de trouvées… dira-t-il.

Le feu grégeois : l’arme secrète des Byzantins

Les Grecs utilisant le feu grégeois, d'après une miniature du Moyen Âge.
Les Grecs utilisant le feu grégeois, d’après une miniature du Moyen Âge.

Ce n’est qu’au VIIe siècle après J.-C., que les mélanges incendiaires, depuis si longtemps en usage chez les Orientaux, furent introduits en Europe. Callinique, architecte syrien, avait appris à préparer ces mélanges en Asie. C’est à lui que les Grecs du Bas-Empire durent la connaissance de ces composés, qui furent désignés depuis ce moment sous le nom de feu grégeois et qui devaient exercer une influence si puissante sur les destinées de l’empire d’Orient.
Callinique se trouve en Syrie lorsque, en 674, pendant la cinquième année du règne de Constantin IV Pogonat, les Arabes, sous la conduite du calife fatimide, décident de mettre le siège devant Constantinople. Le Syrien, passant secrètement dans le parti des Grecs, se rend alors dans la capitale de l’empire et fait connaître à l’empereur Constantin les propriétés et le mode d’emploi des compositions incendiaires. Sans grande modestie, il s’en dit même l’inventeur. Grâce à ce secours inattendu, l’empereur pourra repousser l’invasion des Sarrasins qui, pendant cinq années consécutives, reviendront avec des forces nouvelles et des flottes considérables. Chaque fois, ils seront contraints de lever le siège.

Création des assignats

À la fin de l’année 1789, la France a une dette publique de quatre milliards deux cent soixante-deux millions. Le comte de Mirabeau et Talleyrand-Périgord, évêque d’Autun, suggèrent à l’Assemblée de confisquer les biens ecclésiastiques puis de les mettre en vente au profit de l’État. En échange, celui-ci se charge d’assurer les frais du culte ainsi que l’entretien du clergé. L’Assemblée se rallie à cette proposition et, en décembre 1789, met en vente des « bons gagés », les assignats, sur les biens du clergé.
L’assignat devient rapidement une véritable monnaie de papier, mais sa trop grande profusion et la fabrication de faux qui inondent rapidement le marché lui font perdre toute sa valeur. La dette ne fait alors qu’augmenter…

Excellence des produits français

Le savoir-faire de la manufacture des Gobelins.
Le savoir-faire de la manufacture des Gobelins.

Ce qu’il y a de mieux dans tous les coins du monde se fabrique actuellement en France et telle est la vague de ces produits que, de toutes parts, affluent les commandes pour s’en fournir : c’est l’hommage rendu aux « manufactures » françaises par l’ambassadeur de Venise auprès de Louis XIV. Dans sa lettre, datée du 4 avril 1668 au doge de Venise, l’ambassadeur exprime le souhait de voir ses concitoyens s’inspirer de l’exemple si fructueux des Français et il désigne l’auteur de ce « miracle » qui est Colbert.

La « guerre des farines »

Après un automne très pluvieux et un hiver des plus rigoureux, la récolte de 1775 est catastrophique. Le prix du pain augmente considérablement et le peuple se révolte. La rébellion commence à Dijon et atteint bientôt Paris. Turgot réprime l’émeute avec fermeté et ramène le prix du pain à un taux normal. Mais cette victoire n’en est pas une et le problème reste entier : la « guerre des farines » sera l’un des signes précurseurs d’une Révolution qui pointe à l’horizon…

Roulez jeunesse !

Les premiers vélos pour le grand public (d'après une gravure du début du XXe siècle).
Les premiers vélos pour le grand public (d’après une gravure du début du XXe siècle).

La paternité de l’invention du vélo est, selon les spécialistes, sujette à discussion : les frères Michaux, le comte Mede de Sivac ou, plus sérieusement le baron Drais. Tous, ont revendiqué cette paternité. L’invention que le baron Drais devait présenter en 1817, était une sorte de trottinette, dite « machine à courir » ou « vélocipède ».  Pas grand chose à voir avec la bicyclette donc, si ce n’est les roues. De fait, si l’on se base sur ce concept assez vague, il faut le reconnaître, l’invention du vélo ne remonterait donc pas au XIXe siècle mais au XVIIe. En l’an de grâce 1639, on présente « un véhicule à quatre roues actionné à l’aide de pédales ». N’est-ce pas, tout autant que la « draisienne », l’ébauche d’un vélo ?
Par contre, c’est bien du XIXe siècle que date l’incroyable essor de ce moyen de locomotion. Un essor largement démontré lors de la première course officielle de vélos, organisée en 1868 dans le parc de Saint-Cloud. L’Anglais James Moore en sortira vainqueur et fera entrer le vélo au rang de sport populaire et reconnu. Dès lors, les compétitions se multiplient, se dotent d’enjeux toujours plus conséquents, engendrant des moyens financiers énormes ; les coureurs eux-mêmes accèdent à un statu de quasi stars, au point que tout est désormais permis pour gagner…

Il était une fois la Prohibition

Elle est enfin là… elle naît l’Amérique sèche !, proclame la Ligue anti-saloon de New York à l’aube du 17 janvier 1920.
En effet, le 18e Amendement, ratifié l’année précédente, entre en vigueur : toute vente, fabrication, transport ou importation d’alcool est désormais interdite sur tout le territoire… Les « secs », opposés à l’alcool, se frottent les mains tandis que les brasseurs s’affolent. La veille, les rues étaient envahies de voitures, de camions ou de charrettes chargés d’alcool que les particuliers ont entreposé chez eux. Le règne de la Prohibition durera treize ans et sera aussi celui des gangsters, tel Al Capone qui fait fortune dans la contrebande d’alcool.