
Les Français vont être les premiers à s’établir et à fonder des colonies. Et après la défaite de l’Invincible armada, ceux sont les Français qui vont être les principaux rivaux de l’Angleterre sur le continent. Terre-Neuve et l’embouchure du Saint-Laurent, au XVIe siècle, ouvrent la voie aux pêcheurs des côtes ouest de la France ; Verrazano, un Florentin mandaté par François Ier, débarque en Floride en 1524, explore la Caroline du Sud et prend possession, au nom du roi de France, de l’embouchure du Saint-Laurent, de Terre-Neuve et des îles voisines. C’est la fondation de la Nouvelle-France.

Alors que les Français occupent les rives du Saint-Laurent puis étendent la Nouvelle-France à la vallée du Mississipi avec les expéditions de Nicolet, Cavelier de la Salle, du Père Marquette, les Anglais les ont nettement devancés dans la région où naîtront les premières colonies d’Amérique. Sir Gilbert, en 1578, puis son frère, Sir Walter Raleigh en 1584, se voient octroyer le droit, par la reine Elisabeth, d’établir des colonies sur le continent. La première sera la Virginie, nommée ainsi en hommage à la Reine Vierge Elisabeth. Une autre tentative, dans l’île Roanoke, sera un échec et s’achèvera avec le massacre des colons européens, parmi lesquels le premier enfant européen né en Amérique. Vingt ans plus tard, John Smith, réitère l’entreprise et fonde Jamestown d’où les Anglais allaient lancer une vaste campagne d’exploration et de conquête. En 1614, la Virginie du Nord devient la Nouvelle-Angleterre alors qu’un an plus tard les Hollandais établissent la Nouvelle-Néerlande. En 1619, les onze colonies de la Virginie ont un gouvernement représentatif et élisent une assemblée de bourgeois, parmi lesquels Jefferson, ancêtre de l’auteur de la déclaration d’Indépendance.
En 1620, les pélerins du Mayflower, des puritains anglais, s’établissent, marquant un tournant dans la colonisation de ce continent. Car, désormais, ce ne sont plus les nations qui mandatent, des aventuriers qui explorent et fondent, mais des groupes religieux qui espèrent trouver sur cette terre plus de liberté. Ce sera le cas du Massachussetts, avec Boston pour capitale ; ce sera le cas de Rhode Island et du Connecticut, du Maryland aussi. Et tandis que les colonies anglaises se multiplient, la colonies hollandaise de la Nouvelle-Néerland se trouve encerclée. En 1664, les Anglais s’en emparent et débaptisent Nouvelle-Amsterdam du nom de New York. En 1682, William Penn fonde la Pennsylvanie, lui aussi pour échapper au carcan religieux de l’Angleterre. Quelques autres possessions viendront compléter ce qui allait devenir les Etats-Unis. Des Etats qui, alors, ne sont ni unis ni indépendants.










