
Une génération entière s’est battue à Verdun qui devient alors le symbole de la résistance française à l’ennemi.



Aucune innocence, par contre, dans l’action du TABM, le True Armoric Black Metal, qui a revendiqué les déprédations de ces derniers mois en Bretagne. Sataniste, anti-chrétien comme le suggère son nom même, le TABM n’a certainement rien compris à la culture celte qu’il revendique si violemment. S’indigner « qu’en Bretagne, la chrétienté ait pris le pas sur les cultes païens et autres croyances ancestrales d’Armorique », c’est oublier, un peu vite, que l’expulsion des Tuatha de Danann vers le monde de l’Autre monde date des Celtes eux-mêmes. Une expulsion qui, si l’on s’en réfère à la mythologie irlandaise, doit tout à l’arrivée des Gaëls –les hommes. C’est oublier également que si ces messieurs ont pu ne serait-ce que se prévaloir de quelques croyances celtiques, c’est aux moines chrétiens qu’ils le doivent. C’est oublier enfin l’essence même du druidisme : l’accumulation de connaissances. Pas sa destruction.




Mais leur suppression brutale va intervenir au moment où l’ère industrielle prend son essor et c’est un ouvrier désemparé qui va se retrouver face à un capitalisme outrancier. On sait le résultat : des conditions de travail indignes, des ouvriers pressurés. Il faudra attendre la prise de pouvoir de Napoléon III pour voir apparaître un semblant de mouvement ouvrier. Des mouvements qui se voient accorder le droit de grève ou celui, plus élémentaire, de se réunir. Des mouvements qui vont devoir battre en retraite rapidement, en fait dès la mise en place de la très bourgeoise IIIe République. Malgré tout, le monde ouvrier va recréer, avec acharnement, un groupement attaché à la défense des travailleurs. De tous les travailleurs. C’est du moins l’objectif affiché aux premiers jours du syndicalisme, digne héritier des corporations des origines. Défense des travailleurs et de leur famille, amélioration des conditions de travail paraissent en tête des revendications syndicales. Des revendications partagées par le plus grand nombre si l’on en croit le nombre étonnant de syndicats à la fin du XIXe et au début du XXe siècle –on en comptera un peu plus de 5000. Regroupé en un syndicat unique, la mythique CGT, qui née en 1902, le syndicalisme affiche un apolitisme réel –il est d’ailleurs spécifié dans la charte d’Amiens en 1905. Un apolitisme qui ne durera guère : noyauté par les partis de gauche, toujours plus à la gauche de la gauche, le syndicalisme made in XXIe siècle est un syndicalisme tout simplement dévoyé. La baisse de fréquentation qu’il connaît ces dernières années en France tient autant à son engagement politique déclaré qu’à son manque de réalisme. Car ce n’est pas le syndicalisme qui pose problème en soi, mais bien le syndicalisme à la Française, les autres pays européens –notamment scandinaves- connaissant une affiliation à l’un ou l’autre syndicat de près de 80% des travailleurs. Mais depuis longtemps les mouvements syndicaux ont décrété l’immobilisme comme religion d’Etat, au point d’empêcher la création de tout nouveau syndicat.

Cela fait quinze siècles que Rome a perdu son statut de capitale et dix siècles qu’elle est devenue le siège des États pontificaux. Mais, en 1861, l’Italie est unie, ou presque… Il ne manque plus qu’une ville, Rome, que les Italiens veulent pour capitale. Le pape Pie IX refusant toute concession, Garibaldi, le héros de l’indépendance italienne, tente de nombreux raids qui échouent face aux troupes françaises envoyées par Napoléon III. Mais, en 1870, quand les Français sont rappelés dans leur pays, l’armée italienne en profite pour s’emparer de Rome.


