
L’assignat devient rapidement une véritable monnaie de papier, mais sa trop grande profusion et la fabrication de faux qui inondent rapidement le marché lui font perdre toute sa valeur. La dette ne fait alors qu’augmenter…





En 1788, le pharmacien Antoine Parmentier (1737-1813) présente à Louis XVI et aux Parisiens un tout nouveau légume : la pomme de terre. Nommé apothicaire en chef à l’hôpital des Invalides le 6 novembre 1772, Parmentier se consacre à la rédaction d’un mémoire sur un végétal suceptible de remplacer le pain. La réponse est, pour lui, toute trouvée : la pomme de terre.

Après un automne très pluvieux et un hiver des plus rigoureux, la récolte de 1775 est catastrophique. Le prix du pain augmente considérablement et le peuple se révolte. La rébellion commence à Dijon et atteint bientôt Paris. Turgot réprime l’émeute avec fermeté et ramène le prix du pain à un taux normal. Mais cette victoire n’en est pas une et le problème reste entier : la « guerre des farines » sera l’un des signes précurseurs d’une Révolution qui pointe à l’horizon…

Durant toute l’Antiquité et le haut Moyen Âge, le sucre resta inconnu en Occident où l’on utilisait du miel. La canne à sucre, cultivée avant notre ère en Indonésie ainsi qu’en Chine, apparaît en Perse vers 500 après J.-C. puis les Arabes la répandent dans tout le bassin méditerranéen et en Espagne. De plus en plus recherché à partir des croisades, le sucre restera un produit de luxe, rare et coûteux, jusqu’aux grandes découvertes maritimes et à l’essor du commerce au XVe siècle. Cultivé au Brésil et dans les Antilles, le sucre représentait alors une part essentielle du commerce vers l’EuropeLa guerre avec les Anglais ayant mis fin au commerce colonial, Napoléon Ier chercha un moyen de produire du sucre différemment, favorisant notamment le procédé de l’Allemand Marggraf qui, en 1747, avait réussi à produire du sucre à partir de betteraves.
En janvier 1812, l’Empereur visitait la toute nouvelle raffinerie de sucre de betterave, fondée par Benjamin Delessert. À la chute de Napoléon, on en comptait déjà une quarantaine.
Introduit en France par Jean Nicot sous François III, le tabac connaît son apogée au XVIIe siècle, où il est d’usage soit de le priser ou de le fumer. N’importe qui, à l’époque, pouvait en faire commerce et certains estaminets ne s’en privaient pas, permettant aussi aux amateurs de tabac de « perdre du tabac en fumée » dans leurs échoppes.