Visiter la préhistoire

La Préhistoire vous intéresse ? Suivez ce guide qui, lors de vos pérégrinations françaises, pourra vous permettre de découvrir les plus beaux sites de cette période, là où furent faites les plus belles découvertes.
Sites du paléolithique inférieur (Homo erectus) :
-À Montmaurin (Haute-Garonne) fut découvert un des plus anciens témoignages sur l’Homo erectus : une molaire !
-La grotte de Tautavel (Pyrénées-Orientales) est un des plus intéressants sites du Paléolithique ancien. En effet, c’est là que furent découverts, outre des outils et des ossements d’animaux divers (éléphants, rhinocéros, chevaux, ours, loups, lynx, lapins, belettes, aigles royals), les restes d’un Homo erectus qui vécu il y a 400 000 ans.
-Le site de Terra Amata (Alpes-Maritimes) contient, entre autres choses, des traces de feu volontairement allumés vers 400 000 avant J.-C. et une empreinte de pied humain qui permet d’estimer la taille de l’Homo erectus, soit 1m60.

Vénus de Brassempouy, en ivoire, dite la Dame à la Capuche.

Sites du paléolithique moyen (Homme de Neandertal) :
-Achenheim (Alsace) était sans doute un lieu de transit au retour des grandes chasses où les animaux étaient dépecés.
Le site de Grimaldi (Alpes-Maritimes) renferme plusieurs sépultures, dont celle de « l’homme de Menton », enterré avec la tête ceinte de coquillages, et celle de deux enfants, ayant également de nombreux coquillages autour de leur bassin. Ces « offrandes » laissent supposer qu’il s’agissait de personnes ayant un statut particulier.
-À La Chapelle-aux-Saints (Corrèze), grotte découverte en 1908, se trouve une sépulture : un homme y fut enterré en position fœtale, ce qui suggère le retour à la Terre-Mère, et tenant dans sa main une patte d’animal, sans doute pour que le mort puisse se nourrir dans l’au-delà.
-Le site de La Ferrassie (Dordogne) quatre sépultures ont été mises au jour : une sépulture double, avec un homme et une femme, puis celle d’un enfant et enfin celle d’un fœtus.
-La grotte du Régourdou (Dordogne) confirme l’idée d’un culte rendu aux ours. En effet, plusieurs « coffres » de pierres contenant des ossements d’ours ont été mis au jour ainsi que, cachée sous une dalle de 800 kilos, une double sépulture contenant un squelette humain et un squelette d’ours.
Sites du paléolithique supérieur (Homme de Cro-Magnon) :
-À Brassempouy (Landes) fut découverte la célèbre Dame à la capuche, ainsi que 9 autres « Vénus ».
-Combarelles (Dordogne) est un des premiers sites d’art rupestre découverts en France (1895).
-La grotte de Chauvet, à Combe d’Arc (Ardèche), est un des plus célèbres sites d’art rupestre : on y trouve notamment l’unique représentation d’une panthère tachetée ainsi qu’un crâne d’ours, posé comme sur un autel.
-La grotte de Cosquer (Bouches-du-Rhône) ne fut découverte qu’en 1991 par des plongeurs : l’entrée se situe à 30 m au-dessous du niveau de la mer. Les peintures rupestres s’y trouvant sont une illustration de la faune maritime de l’époque (20 000 avant J.-C.) en Méditerranée : phoques, pingouins, méduses.
-Le site de Cro-Magnon (Dordogne) a donné son nom à l’Homo sapiens sapiens français. Outre le plus vieux « Français » moderne du monde, on y a découvert les premiers exemples de bijoux : des colliers de coquillages.
-Ce n’est qu’avec la découverte du site de Font-de-Gaume (Dordogne), en 1901, que les préhistoriens furent convaincus de la réalité de l’art rupestre. On peut y admirer, entre autres, une paroi couverte de magnifiques bisons.
Grimaldi (Alpes-Maritimes), site neandertalien, fut également fréquenté au paléolithique supérieur : on y a découvert une dizaine de « Vénus », dont le fameux « losange ».
-La Madeleine (Dordogne) est un des nombreux sites d’art rupestre de la région : peintures et sculptures ont été mises au jour, dont une magnifique gravure sur bois représentant un bison se léchant.
-La Mouthe est le premier site d’art rupestre français mis au jour en 1895.
-La grotte de Lascaux (Dordogne), découverte en 1940 par quatre jeunes garçons, est sans conteste le plus fascinant site d’art rupestre : la salle des Taureaux, notamment, dénote de la maîtrise incroyable des artistes.
-À Laussel (Dordogne) fut découverte une « Vénus à la corne », sculptée à même un bloc de pierre.
-Niaux (Ariège) est un des sites les plus récents et, donc, un des derniers à avoir accueilli l’homme de Cro-Magnon.
-La grotte de Rouffignac (Dordogne) présente notamment un ensemble de bouquetins et de mammouths, parmi lesquels le plus beau d’entre eux surnommé le « patriarche ».
-La grotte des Trois-Frères (Ariège) renferme les secrets du « sorcier », une figure sans doute chamanique, mi-homme mi-animal, qui domine la grotte à 4 mètres de haut, sur la voûte. Des fragments de propulseurs y furent également découverts.
-À Tuc d’Audoubert (Ariège), autre site d’art rupestre, ont notamment été mis au jour deux magnifiques bisons modelés dans l’argile.

Saint-Saëns, le mal-aimé

Camille Saint-Saëns (1835-1921).
Camille Saint-Saëns (1835-1921).

Poèmes symphoniques, symphonies, œuvres dramatiques, concertos, musique de chambre, musique religieuse : Saint-Saëns a aimé toutes les musiques et joué de leurs diversités.
Enfant prodige, doué aussi bien pour les lettres et les sciences que pour la musique, Camille Saint-Saëns donne son premier concert à l’âge de onze ans. Il se révèle aussi bon exécutant que compositeur et, après le Conservatoire, devient organiste de La Madeleine. Mais c’est la composition qui intéresse Saint-Saëns : il s’y adonnera toute sa vie sans relâche.
Sa production est prodigieuse, aussi variée qu’importante, mais dans un Paris musical qui n’attend rien si ce n’est des compositeurs germaniques, Saint-Saëns est rejeté. C’est grâce à Liszt que Samson et Dalila sera joué pour la première fois en Allemagne et il faudra attendre 1892 pour que le public français le découvre : ce sera l’enthousiasme !
Saint-Saëns, après des années de rejet, est finalement accueilli comme le musicien le plus glorieux de son temps. Il sera adulé jusqu’à sa mort, le 16 décembre 1921.

Thoreau : l’homme des bois

Henry David Thoreau (1817-1862).
Henry David Thoreau (1817-1862).

"Il en se maria pas ; il vêcut seul ; il n’alla jamais à l’église ; il ne vota jamais ; il refusa de payer l’impôt à l’Etat ; il ne mangea jamais de viande ; il ne but jamais de vin ; il ne connut jamais l’usage du tabac et, bien que naturaliste, il ne se servit jamais d’un piège ou d’un fusil".
Ces mots, signés Emerson, décrivent le personnage d’Henry David Thoreau. Un écrivain né dans une famille de petits industriels, un écrivain qui fit ses études à Harvard, qui y sera professeur. C’est là que Thoreau rencontre Emerson et collabore à la revue Dial ; c’est là également qu’il intègre le milieu des écrivains américains du milieu du XIXe siècle. Mais la bonne société, celle des écrivains, la société tout court ne convient guère à Thoreau. De 1845 à 1847, il s’installe près de Concord, à Walden Pont, dans une hutte qu’il s’est lui-même bâti. C’est là, dans ces années de solitude, qu’il rédige ce qui n’est rien de plus qu’un journal de sa vie d’ermite : "Une semaine sur la Concord et le Merrimac" et "Walden ou la vie dans les bois".
Des œuvres qu’il publiera de son vivant et qui font état de sa recherche de pureté, de spiritualité. Après sa mort, en 1862, quatorze volumes de son journal, "The Maine Woods", "Cape Cod" ou encore "A Yankee in Canada" feront état de cette recherche, de ce talent, si imprégné de la nature. Des œuvres qui élèveront Thoreau au rang des plus grands écrivains américains.

Un brillant météore nommé Raphaël

Quand Rafaello Sanzio arrive à Florence le 19 avril 1504, il n’est qu’un jeune peintre provincial doué mais inconnu. Pendant quatre longues années, Raphaël va peindre de ravissantes Madones. En 1508, il se rend à Rome où le pape Jules II cherche des artistes pour décorer ses nouveaux appartements. Les cartons de ce jeune peintre obscur vont enthousiasmer à ce point Jules II que celui-ci confie à Raphaël la totalité du travail. Il s’agit d’un ensemble gigantesque de fresques.
Raphaël en a-t-il peint quelques-unes de sa propre main ou a-t-il décidé d’être tout au plus le maître-d’œuvre, laissant le pinceau à ses aides et à ses  élèves ? Le problème reste ouvert…  Car en même temps Raphaël produit et signe de nombreux autres travaux. Mais le fardeau, qu’il soit de conception ou d’exécution, est trop lourd pour les jeunes épaules de Raphaël, ce brillant météore. Il meurt d’épuisement, âgé de trente-sept ans, en 1520.

Les femmes aux temps des Lumières : art, sciences et littérature

Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné (1626-1696).
Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné (1626-1696).

Alors que l’on connaît les fameux salons pour leur préoccupation essentiellement politique, certains d’entre eux vont totalement les dédaigner préférant réserver toute leur attention aux arts… où l’on ne peut pas dire que les femmes eurent une place considérable.
Certes, on compte quelques exceptions, telles qu’Élisabeth-Claude Jacquet de la Guerre (v. 1660-1729), qualifiée par le Mercure galant de « merveille du XVIIe siècle », et qui s’illustre au clavecin au point d’attirer la bienveillance du roi lui-même ; comme Émilie d’Aubigny, dite la Maupin, et la Demoiselle Chantilly qui font leurs preuves dans le monde de l’opéra comique ; ou encore comme Madame Vigée-Lebrun, restée célèbre pour ses portraits de Marie-Antoinette et de ses enfants.

Mais, à l’exemple de nombreuses artistes ou intellectuelles de l’époque, Madame Vigée-Lebrun, elle-même fille d’un peintre de renom, signera certaines de ses premières œuvres du nom de son père, comme jadis la sœur des Van Eyck. Selon Andrée Michel, on peut d’ailleurs supposer que la plupart des femmes artistes sont restées anonymes, exposant leurs œuvres sous le nom d’un père ou d’un frère…
Cet anonymat se retrouve également dans le monde de l’écriture. Madame de Lafayette ne reconnaîtra qu’à la fin de sa vie -et encore à mots couverts- être l’auteur de La Princesse de Clèves ; quant à Mademoiselle de Scudéry, elle considère « qu’écrire, c’est perdre la moitié de sa noblesse » et publie ses premières œuvres sous le nom de son frère. Et Madame de Sévigné me direz-vous ? Serait-elle une exception ? Rien d’exceptionnel chez Madame de Sévigné, sinon un talent scriptuaire incontestable. Mais les Lettres de Madame de Sévigné… ne sont que des lettres, destinées à une lecture, sinon totalement privée, du moins de salon, certainement pas à la publication.
Est-ce à dire que la place de la femme n’a pas été ce qu’elle aurait pû être ou ce qu’elle aurait dû être au temps, tellement vanté, des Lumières ? 

Le temple d’Artémis

La déesse Artémis (d'après une statue grecque).
La déesse Artémis (d’après une statue grecque).

Ancienne ville d’Asie Mineure, sur la mer Égée, la cité d’Éphèse devait, dès la plus haute antiquité, voir se développer en son sein le culte d’une déesse de la Terre, peut-être d’origine sémitique et dont les premiers adorateurs semblent avoir été les Lélèges, un peuple apparenté aux Crétois. À cette déesse, appelée Léto ou Oupis, fut bientôt associé un jeune dieu égéen, qui prendra plus tard le nom d’Apollon. Lorsque les Grecs arrivèrent à Éphèse, vers 1100 avant J.-C., ils adoptèrent ces cultes mais les deux divinités se virent dissociée : Apollon fut adoré à Klaros, située au nord d’Éphèse, et la déesse primitive porta désormais le nom d’Artémis. Devenue une des principales cités du monde ancien, foyer de la civilisation hellénistique, Éphèse décida la construction, au VIe-Ve siècle avant J.-C., d’un grand sanctuaire dédié à Artémis, l’Artémision, réputé autant pour ses richesses immenses que pour sa sainteté.
Ce temple, déclare Pline, qui nécessita deux cent vingt ans de travaux, avait été élevé aux frais des rois et des principales cités de l’Asie. On le plaça sur un sol humide pour le mettre à l’abri des tremblements de terre. Et pour que, cependant, les fondements d’une masse aussi considérable ne portassent pas sur un terrain glissant, on établit d’abord un lit de charbon broyé et de la laine par-dessus. Le temple entier a quatre cent vingt-cinq pieds de long et deux cent vingt de large (en fait, 115 mètres sur 55). Cent vingt-sept colonnes, présents d’autant de rois, s’y alignent ; elles sont hautes de soixante pieds. L’architecte fut Chersiphron. On eut une grande difficulté pour placer le linteau de la porte : c’était une masse énorme et, tout d’abord, elle ne portait pas d’aplomb. L’artiste, désespéré, songeait même à se tuer, mais Artémis lui apparut en songe, l’exhortant à vivre et lui promettant qu’elle-même allait mettre la main à l’ouvrage. En effet, le lendemain, le linteau était en place et parfaitement d’aplomb. 

Quand Hamlet vivait encore

William Shakespeare (1564-1616).
William Shakespeare (1564-1616).

Si tout le monde est bien convaincu que Richard II ou Henri V, héros des pièces éponymes de Shakespeare, sont bien des personnages historiques, bien peu imaginent qu’il puisse en être de même du personnage d’Hamlet. L’est-il d’ailleurs ? Le fait est que le nom d’Hamlet et son histoire sont bien antérieures à la pièce de l’Anglais. Le premier à le mentionner est Saxo Grammaticus, un historien du XIIIe siècle. Selon lui, Hamlet était un prince danois qui vivait au IIe siècle. De nombreuses sagas nordiques relatent également son histoire, celle du fils d’Horvendill, roi de Jutland. Ce dernier aurait été assassiné par son frère, Fengo, qui aurait ensuite épousé la veuve d’Horvendill. Hamlet, héritier légitime et témoin du meurtre, représente un danger dans la prise de pouvoir de Fengo, qui tente de l’assassiner. Afin d’échapper aux sbires de son oncle, Hamlet feint alors la folie.
La fin de l’histoire varie. Saxo Grammaticus ne donne aucune conclusion ; quant aux sagas, certaines précisent qu’Hamlet assassine son oncle au cours d’une orgie et qu’il reprend le trône de son père, celui qui devait légitimement lui revenir.
Ainsi vécut Hamlet, héros de l’histoire danoise avant d’être immortalisé par William Shakespeare à la fin du XVIe siècle.

Charlie Chaplin

Voici un petit homme coiffé d’un chapeau melon noir, portant un pantalon trop grand, des chaussures démesurées, une petite moustache et surtout une canne qui virevolte au rythme d’une démarche saccadée : voici Charlot !
Né à Londres, en 1889, où il vit une enfance malheureuse, Charles Spencer Chaplin s’embarque pour les États-Unis. Ses premiers essais de comique à Londres le poussent, en effet, à tenter sa chance à Los Angeles en 1911.
Il suffit de quelques apparitions de ce personnage de pantomine, poète et rêveur, mi-vagabond, mi-gentleman, pour créer le mythe de Charlot. Dès 1914, les grands « Charlots » défilent et lorsque, le 5 février 1921, Charlie Chaplin tente le pari du long métrage avec The Kid, le succès est mondial.
Le personnage de Charlot s’étoffe au fil des ans et, tout en conservant un style burlesque, va acquérir une profondeur de sentiments ainsi qu’une sensibilité qui font passer le spectateur constamment du rire aux larmes.
Avec l’après-guerre, s’ouvre une ère difficile car attaqué dans sa vie privée et pour ses opinions politiques -il était réputé communiste- Chaplin fuit les États-Unis pour regagner l’Europe.
Les derniers films de Chaplin vont se solder par des échecs et celui qui restera Charlot pour toujours se retire en Suisse où il meurt en 1977.

Lalibela, la Jérusalem d’Éthiopie

Vue d'une des églises de Lalibela.
Vue d’une des églises de Lalibela.

Il est rare que l’on évoque l’architecture africaine. Pourtant, les monuments existent ailleurs qu’en Afrique du Nord ou en Egypte. Ou du moins, ils ont existé, la plupart ayant subi destructions volontaires ou ravages de la guerre. Lalibela, qui regroupe en ensemble d’églises et de sanctuaires chrétiens, fait partie de ces monuments inconnus.
Convertie au christianisme vers 350, l’Éthiopie a laissé un des plus étonnants et des plus beaux styles d’art religieux africain. Le meilleur exemple, et sans doute le plus mystérieux, est celui de Lalibela.
Dès 1521, Francisco Álvares, chapelain de la première ambassade portugaise en Éthiopie et premier visiteur européen de Lalibela, n’hésitait pas à affirmer que les sanctuaires qu’il avait vus « n’avaient pas leur pareil dans le monde ». Et il désespérait de le faire croire :
Je suis dégoûté d’écrire sur ces édifices car il me semble qu’on ne me croira pas.
Lalibela est en effet une vaste cité monastique perchée à deux mille six cents mètres d’altitude sur le flanc sud-ouest de l’Abuna Yosef, massif montagneux dans la province de Wallo. Deux groupes de sanctuaires, de part et d’autre du Yordanos, le Jourdain (un torrent canalisé par places), une église située à part, douze églises et chapelles, quatre sanctuaires monolithiques au sens strict, les autres étant des églises-cryptes qui ont chacune une manière de se distinguer de la roche-mère : tels sont les principaux édifices religieux de Lalibela, qu’on appelle « la nouvelle Jérusalem d’Éthiopie ».

Le succès d’Andromaque

Jean Racine (1639-1699), d'après une gravure du XIXe siècle.
Jean Racine (1639-1699), d’après une gravure du XIXe siècle.

Je conçois comment, à force de travail, on réussit à faire une scène de Corneille, sans être né Corneille ; je n’ai jamais conçu comment on réussissait à faire une scène de Racine sans être né Racine, écrivait Diderot dans son Discours sur la poésie dramatique.
De tous temps, on s’est ingénié à comparer Racine avec son vieux rival, Pierre Corneille. Une rivalité existant déjà du temps des deux auteurs, mais qui cessera presque complètement après le triomphe d’Andromaque, le 17 novembre 1667, représentation qui marque la victoire de Jean Racine sur Pierre Corneille. Pourtant, ces deux théâtres sont assez peu comparables, Corneille décrivant « le monde tel qu’il devrait être et Racine tel qu’il est ». En effet, Racine décrit les passions, l’amour, la mort, la haine, avec un art consommé. Et sans doute est-ce de là que vient tout son succès…