Un grand commis de l’État nommé Colbert

En septembre 1680, peu après l’arrestion de Nicolas Fouquet, Jean-Baptiste Colbert devient « grand commis » de l’État, assumant la quasi totalité du pouvoir. Ce Champenois, fils d’un drapier, qui commença sa carrière dans l’ombre de Mazarin, va, durant un quart de siècle, administrer le royaume de France.
Travailleur acharné, gestionnaire sérieux, Colbert tente d’équilibrer les finances royales, en pratiquant une économie protectionniste à outrance. Sa politique, qui pénalise le commerce des autres puissances européennes, sera l’une des causes des interminables guerres engagées par Louis XIV.
Son action réformatrice aura pourtant des effets durables et bénéfiques dans de nombreux domaines. Colbert sait encourager les entreprises nouvelles : il crée les compagnies commerciales, protège les arts et les lettres, développe les manufactures royales et aménage les ports de Toulon, Brest, Rochefort et Cherbourg.
Tout dévoué à l’État, Colbert, qui fut un des plus grands ministres du Roi-Soleil, se voit pourtant écarter du pouvoir par Louvois. Menacé de disgrâce, il meurt le 6 septembre 1683.

Lucrèce Borgia : victime d’un mythe

Lucrèce Borgia (1480-1519).
Lucrèce Borgia (1480-1519).

Les enfants de ce siècle ont Satan pour nourrice
On berce en leurs berceaux les enfants et le vice… , écrivait Agrippa d’Aubigné.

Incestueuse et meurtrière, la belle Lucrèce Borgia a traversé les siècles avec une réputation sulfureuse. Une réputation entretenue avec ardeur par les historiens du XIXe siècle qui ne pouvaient laisser passer une telle possibilité de critiquer la papauté sur sa moralité. Quant à l’histoire, elle avait juste la touche de romanesque et de noirceur susceptible de satisfaire aux goûts très littéraires et bien peu scientifiques d’un plus grand nombre…
Fille du pape Alexandre VI Borgia, Lucrèce apparaît surtout comme la victime des manœuvres politiques de son père et de son frère, César.
D’abord mariée à Giovanni Sforza, elle voit son union annulée par son père qui la donne ensuite à Alphonse d’Aragon mais ce second époux est, peu après, assassiné par son frère, César Borgia.
Lucrèce semble irrémédiablement condamnée à subir ses terribles parents quand, en 1501, elle épouse Alphonse d’Este, le futur duc de Ferrare, qui la soustrait finalement aux manœuvres  machiavéliques de sa redoutable famille.
Mécène reconnue, la belle Lucrèce Borgia, duchesse de Ferrare, meurt en juin 1519, après avoir fait de sa cour l’un des plus intenses centres artistiques d’Europe.

Les Hussites : de la Réforme à la révolution

Jan Hus (mort en 1415), d'après une gravure ancienne.
Jan Hus (mort en 1415), d’après une gravure ancienne.

Si Martin Luther fait généralement figure de fondateur du protestantisme, force est de constater que le moine allemand avait surtout puiser ses idées ou ses fameuses propositions sur les théories d’autres penseurs, d’autres réformateurs. Jan Hus est certainement le plus fameux d’entre eux et celui qui entraînera le plus de partisans résolus, voir violents.
La condamnation suivie de l’exécution, au cours du concile de Constance (1415), de Jan Hus allait engendrer un vaste mouvement protestataire en Bohème, d’où il était originaire et où il avait sévi. Mais un mouvement plus seulement réduit à la protestation religieuse, un mouvement qui va tourner au politique. Il serait d’ailleurs plus exact de parler de deux mouvements distincts, les Hussites se divisant, presque immédiatement après la mort de leur leader, en deux branches distinctes. Les utraquistes, nommés ainsi d’après le mot latin sub utraque specie -sous les deux espèces-, ou calixtins, en raison du calice qui était l’emblème de leur ralliement, avaient axés leur revendication sur l’aspect religieux et notamment sur la communion sous les deux espèces, ce qui en faisait des protestataires relativement modérés. Les Taborites -du nom de la ville de Tabor, près de laquelle Hus avait vécu en exil-, au contraire, vont se révéler, dès le début, nettement plus extrémistes, pour ne pas dire révolutionnaires.
Prônant une lecture et une mise en application stricte de la Bible -un peu comme les Sunnites dans l’islam-, les Taborites vont rapidement accompagner leur discours religieux d’un prêche politique, confondant leur action avec le parti anti-impérial. Le feu, religieux et politique, qui couvait en Bohême n’avait besoin que d’une étincelle pour s’embraser : c’est Wenceslas, le propre frère de l’empereur nouvellement élu Sigismond, qui allait tenir ce rôle. La Bohême plongea alors dans une ère de violences inconnues jusque-là : les catholiques en seront, bien entendu, les premières victimes, suivis des villes allemandes de la région. La noblesse tchèque s’alliera à la populace pour revendiquer une même indépendance, non pas religieuse, mais bien politique ; une indépendance fondée sur l’égalité et la religion hussite. Bref, un joyeux mélange politico-religieux que combattront ensemble l’empereur et le pape, au point de mobiliser des armées entières. Au final, le mouvement taborite allait finir par se déliter. Les plus extrémistes seront éliminés à Lipany en 1434, d’autres se reconnaîtront dans le luthérianisme tandis qu’une minorité revenait au catholicisme, certains entrant alors chez les Frères moraves.

Alberoni ou le rêve brisé de la Grande Espagne

Giulio Alberoni (1664-1752).
Giulio Alberoni (1664-1752).

C’est le duc de Vendôme qui, le premier, devait donner sa chance à Giulio Alberoni, un modeste italien, fils d’un pauvre jardinier. Et c’est en suivant le duc de Vendôme, qu’il alalit apparaître dans le paysage politique espagnol. Arrivé dans la péninsule en 1711, il obtient les faveurs de la princesse des Ursins qui le fit nommer agent du duc de Parme à Madrid en 1713. Nommé premier ministre d’Espagne en 1714, cardinal en 1717, il avait formé le projet -pour le moins ambitieux- de relever l’Espagne. Cela signifiait avant tout de lui redonner une stature internationale. Et pour ce faire, Alberoni ne vit d’autre solution que d’envahir la Sardaigne, violant ainsi la paix d’Utrecht. Le résultat ne se fait pas attendre : l’Espagne devait alors se trouvé face à la France, à l’Angleterre, à la Hollande et à l’Autriche, unies pour le maintient de la paix… et pour que l’Espagne ne redevienne pas une grande puissance. De fait, pendant près d’un siècle et demi, l’Espagne avait littéralement régné sur l’Europe et sur le monde -à travers ses colonies. On appelle généralement cette période, le Siècle d’or -avec une majuscule ! Un Siècle d’or qui cesse dès le règne de Philippe IV, laissant place, ensuite, aux revers, tant diplomatiques que militaires.
C’est cette Espagne du Siècle d’or qu’Alberoni rêvait de faire renaître. S   ans grand succès d’ailleurs. De fait, toute l’action internationale d’Alberoni est marquée du sceau de l’échec. La flotte espagnole est détruite en Méditerranée, il soutient le prétendant au trône anglais Jacques-Edouard Stuart, qui échoue, soutient également les protestants français, sans plus de succès et travaille à la chute du Régent afin d’y placer Philippe V d’Espagne. Certes, Philippe V, petit-fils de Louis XIV, anciennement duc d’Anjou aurait pu avoir les faveurs de certains, s’il n’y avait eu un roi, déjà, nommé Louis XV. Au final, Alberoni ne devait réussir qu’une chose : s’aliéner toute Europe ou presque. Et Philippe V ne devait avoir d’autre solution, afin d’obtenir la paix, que de congédier ce trop fervent partisan de la grande Espagne. Sommé de quitter l’Espagne en 1719, Alberoni, après avoir erré de ville en ville, devait trouver refuge dans sa patrie d’origine, l’Italie, où il mourra en 1752, non sans avoir contribué à l’élection d’Innocent XIII.

Le café en France

Le marquis de Lyonne, ministre des Affaires étrangères de Louis XIV, reçoit, le 19 novembre 1669, au palais de Versailles, l’ambassadeur ottoman et lui offre le café.
Peu connu à cette époque, le café, dont le nom turc kahwé vient de l’arabe qahwa, a d’abord été cultivé au sud-ouest de l’Éthiopie. Répandu dans le monde musulman dès le IXe siècle, il fait son apparition en Europe aux XVIe et XVIIe siècles.
Introduit en France en 1641, il est mis à la mode par l’ambassadeur turc et  l’Europe se met à raffoler du café.

Les femmes aux temps des Lumières : art, sciences et littérature

Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné (1626-1696).
Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné (1626-1696).

Alors que l’on connaît les fameux salons pour leur préoccupation essentiellement politique, certains d’entre eux vont totalement les dédaigner préférant réserver toute leur attention aux arts… où l’on ne peut pas dire que les femmes eurent une place considérable.
Certes, on compte quelques exceptions, telles qu’Élisabeth-Claude Jacquet de la Guerre (v. 1660-1729), qualifiée par le Mercure galant de « merveille du XVIIe siècle », et qui s’illustre au clavecin au point d’attirer la bienveillance du roi lui-même ; comme Émilie d’Aubigny, dite la Maupin, et la Demoiselle Chantilly qui font leurs preuves dans le monde de l’opéra comique ; ou encore comme Madame Vigée-Lebrun, restée célèbre pour ses portraits de Marie-Antoinette et de ses enfants.

Mais, à l’exemple de nombreuses artistes ou intellectuelles de l’époque, Madame Vigée-Lebrun, elle-même fille d’un peintre de renom, signera certaines de ses premières œuvres du nom de son père, comme jadis la sœur des Van Eyck. Selon Andrée Michel, on peut d’ailleurs supposer que la plupart des femmes artistes sont restées anonymes, exposant leurs œuvres sous le nom d’un père ou d’un frère…
Cet anonymat se retrouve également dans le monde de l’écriture. Madame de Lafayette ne reconnaîtra qu’à la fin de sa vie -et encore à mots couverts- être l’auteur de La Princesse de Clèves ; quant à Mademoiselle de Scudéry, elle considère « qu’écrire, c’est perdre la moitié de sa noblesse » et publie ses premières œuvres sous le nom de son frère. Et Madame de Sévigné me direz-vous ? Serait-elle une exception ? Rien d’exceptionnel chez Madame de Sévigné, sinon un talent scriptuaire incontestable. Mais les Lettres de Madame de Sévigné… ne sont que des lettres, destinées à une lecture, sinon totalement privée, du moins de salon, certainement pas à la publication.
Est-ce à dire que la place de la femme n’a pas été ce qu’elle aurait pû être ou ce qu’elle aurait dû être au temps, tellement vanté, des Lumières ? 

Galilée : martyr de l’Inquisition ?

Galileo Galilei, Galilée en français (1564-1642).
Galileo Galilei, Galilée en français (1564-1642).

Décidément, certains mythes ont la vie dure. Allez savoir pourquoi, on brode à souhait et depuis des siècles, sur l’obscurantisme de l’Eglise toujours prête à rejeter la science. La preuve : n’est-ce pas l’Inquisition qui a condamné Galilée ? Et pourquoi, je vous le demande ! Parce qu’il disait que la terre était ronde ! Evidemment, devant de tels arguments, on ne peut que taxer l’Eglise d’avoir été rétrograde et Galilée fait presque figure de martyr. Mais voilà, jamais l’Eglise n’a récusé le fait que la terre soit ronde –ce n’était d’ailleurs pas, mais absolument pas le propos de Galilée- et le pseudo « martyr »  n’en était pas un.
Galileo Galilei –Galilée en français- attire tout jeune l’attention de ses maîtres de l’université de Pise par l’ampleur de ses connaissances et l’originalité de ses recherches. Découvreur à 19 ans, inventeur d’une balance hypostatique dans la foulée, il devient, en 1589, soit à 25 ans à peine, professeur de mathématiques à Pise puis obtient, trois ans plus tard, la chaire de mathématiques de l’université de Padoue. Une fonction qu’il occupera pas moins de dix-huit ans.
On ne sait pas trop à quel moment il tiendra pour vrai les théories de Copernic, mais il est à peu près certains qu’il le fait définitivement siennes après la découverte des quatre satellites de Jupiter (1610). Une découverte d’ailleurs obtenue grâce à une lunette astronomique de sa fabrication.
En 1543, la veille de sa mort, l’astronome polonais avait rédigé les résultats de ses études… Des résultats révolutionnaires ! En effet, il était communément admis par la communauté scientifique –et donc par l’Eglise- que la terre était au centre de l’univers et que le soleil, les astres et les planètes tournaient autour d’elle. C’est ce qu’on appelle le système de Ptolémée (astronome-géographe du IIe siècle après J.-C.).  Or Copernic rapporte que le centre du système est le soleil, autour duquel tourne la terre, qui subit alors une double rotation, autour de l’astre et sur elle-même. Il rapporte, mais ne démontre rien… d’où les polémiques qui s’ensuivront, notamment celle de Galilée.

Galilée scrutant les étoiles, d'après une iconographie du XIXe siècle.
Galilée scrutant les étoiles, d’après une iconographie du XIXe siècle.

Scientifique reconnu, renommé et même recherché pour son esprit autant que pour sa culture immense (il compte alors parmi les proches du duc de Toscane qui lui alloue une villa et une pension de 1000 écus), Galilée était également doté d’un caractère porté sur le sarcasme, la moquerie, la dérision ; un «  fort en gueule » poourait-on dire. Des défauts qui, de la part d’un esprit aussi doué que le sien, devaient lui attirer la rancune et l’inimité de ses victimes. Et lorsqu’il rédige, en 1613, son Histoire et démonstration interne à la marche du soleil, ouvrage dans lequel il prend fait et cause pour les thèses copernicienne, il se voit attaqué de toutes parts. En fait, il apparaît que Galilée va tout faire pour provoquer la polémique. En 1616, le Saint-Office –c’est-à-dire l’Inquisition- condamne les thèses de Copernic et Galilée semble accepter ce choix. Le second procès en Inquisition en se jouera d’ailleurs que plus de quinze ans après et les faits ont alors un tout autre relief. Invité par le pape Urbain VIII –qui est un de ses protecteurs- à présenter les deux systèmes, celui de Ptolémée et celui de Copernic, de manière impartiale, Galilée rédige, en 1633, le Dialogue sur les deux grands systèmes du monde. Mais point d’impartialité dans ce Dialogue où le Florentin fait la part belle aux théories de Copernic et où, surtout, il se raille de la communauté scientifique. Il « règle ses comptes », avec un don du sarcasme et du mépris qui devait en exaspérer plus d’un. On s’en doute, Dialogue provoque un tollé et, en 1633, Galilée est à nouveau convoqué devant le tribunal du Saint-Office, face auquel il se rétracte sans attendre d’ailleurs. Il sera pourtant condamné… à rester dans sa villa de Toscane et à réciter durant trois mois, à raison d’une fois par semaine, les sept psaumes de la pénitence ! Voilà ce que fut le « martyr » de Galileo Galilei !

Vatel : l’art des papilles

Vue de Vaux-le-Vicomte où officia Vatel.
Vue de Vaux-le-Vicomte où officia Vatel.

Parce que la fête était désormais érigée en art de vivre, parce que la perfection en était la condition indispensable, Vatel, le plus célèbre des maître d’hôtel français, va devenir une véritable légende. Découvert par le Roi-Soleil alors qu’il était au service du surintendant Nicolas Fouquet -le fameux et malheureux maître de Vaux-le-Vicomte-, passé ensuite au service du prince de Condé, on a dit de cet adepte de la perfection qu’il s’était passé une épée en travers du corps… parce qu’une sauce avait été raté. Ou serait-ce parce que la marée avait manqué lors d’une fête donnée en l’honneur du roi ? Ou par simple dépit amoureux ? De fait, les légendes se multiplient pour accréditer une conscience professionnelle bien supérieure à ce qu’elle aurait dû être. Mais en est-il autrement maintenant, où la moindre bulle d’oxygène saveur foie gras déplace les foules ? Ou le moindre restaurant étoilé fait réserver ses tables des mois à l’avance ? Serait-ce que la France, berceau auto-proclamé de la grande cuisine, abhorre la médiocrité ? Ou serait-ce plus simplement que aujourd’hui comme hier la cuisine se conjugue comme un art, d’où un excès du maître comme de l’admirateur lorsque cet "art" est à la mode ?

Les frères Pâris

Joseph Pâris, dit Pâris-Duverney (1684-1770).
Joseph Pâris, dit Pâris-Duverney (1684-1770).

C’est avec une réputation sulfureuse que les frères Pâris font irruption dans le monde de la finance en 1704. Fils d’un aubergiste du Dauphiné, Antoine, Claude dit La Montagne, Joseph, dit Pâris-Duverney et Jean dit de Montmartel quittent subitement leur région natale parce qu’ils avaient été accusés de s’être emparés de blé durant la disette qui avait touchée le pays. Ils prennent la direction de la capitale où , en 1704, ils font fortune en assurant le ravitaillement de l’armée. C’est le troisième de la famille, Pâris-Duverney, qui prend alors la direction des affaires familiales : il obtient le bail des fermes et, surtout, se lance dans une critique sévère du système Law. En 1720, ces critiques lui valent, comme à ses frères, d’être exilés. Mais la chute de Law, quelques mois plus tard, sonne la fin de la sanction. Mieux même, Pâris-Duverney est nommé, en 1721, à la tête d’une commission chargée de réviser la fortune de ceux qui avaient fait des bénéfices exagérés. Grâce à cette commission, il permettra à l’Etat de se soustraire au versement de près de 1 500 millions de dettes et obtiendra la reconnaissance éternelle de l’Etat, en la personne du duc de Bourbon. Le duc le fait alors secrétaire de ses commandements et Pâris, avec ses frères, obtient pratiquement la direction des finances de la France de 1723 à 1726.
En 1725, Pâris-Duverney lance l’idée d’une caisse d’amortissement de la dette publique, crée de nouveaux impôts et rétablit le droit de joyeux avènement, qui permettra de financer, en partie, le mariage de Louis XV et de Marie Leszcynska. Une intrigue contre Fleury, alors ministre d’Etat, annonce à nouveau la route de l’exil. Pour trois ans seulement, à la suite de quoi, les frères Pâris devaient reprendre leurs activités. Créateur de l’Ecole militaire, Pâris-Duverney en sera le premier intendant. Quant à son frère, Pâris de Montmartel, il sera fait marquis par Louis XV et garde du trésor royal.

La « guerre des farines »

Après un automne très pluvieux et un hiver des plus rigoureux, la récolte de 1775 est catastrophique. Le prix du pain augmente considérablement et le peuple se révolte. La rébellion commence à Dijon et atteint bientôt Paris. Turgot réprime l’émeute avec fermeté et ramène le prix du pain à un taux normal. Mais cette victoire n’en est pas une et le problème reste entier : la « guerre des farines » sera l’un des signes précurseurs d’une Révolution qui pointe à l’horizon…